Monthly Archives: septembre 2015

[News] Prochain album d’Orkan (black metal – Norvège).


Uforgjengeleg est un titre du second album de Orkan intitulé Livlaus, qui sort aujourd’hui via le label Dark essence Records.

Orkan : Bandcamp / Facebook

Dark Essence Records : Bandcamp / Facebook

Lambrith.

[News] Sortie du second album de Nightfell (Black/Death Metal – États-Unis).

Darkness Evermore est le titre de cet album, désormais disponible en version digipack chez 20 Buck Spin. La version LP est prévue pour le 23 octobre prochain.

Nightfell : Bandcamp / Facebook

20 Buck Spin : Site / Bandcamp / Facebook

Lambrith.

[News] Extrait du troisième album pour Stella Master Elite (black/doom métal – Allemagne)

Transmission : Disruption est un morceau du prochain album de Stellar Master Elite baptisé III: Eternalism – The Psychospherical Chapter. Celui-ci sortira le 1er octobre prochain sur le label Essential Purification Records.

La liste des titres :

I – Transmission: Disruption
II – Desperate Grandeur
III – Buried in Oblivion
IV – Perdition Time Loop
V – Hologram Temple
VI – The first Principle
VII – Mark of the Beast
VIII – Eternalism
IX – Downfall

Bandcamp : Stellar Master Elite

facebook : Stellar Master Elite

facebook : Essential Purification records

Lambrith.

[News] Réédition de l’album Interloper de Carbon Based Lifeforms (ambient/psybient – Suède).

Cet album sorti originellement en 2010 sur Ultimae Records devrait être, d’ici la fin de l’année 2015, disponible en CD et en Vinyle sur Blood Music.

http://www.carbonbasedlifeforms.net

https://www.facebook.com/carbonbasedlifeforms

http://www.blood-music.com

LawOfSun.

[News] Premier album pour Chthonic Cult (black/death métal – Pologne). 

Il sera disponible début novembre en CD et cassette sur le label Iron Bonehead Productions.

À savoir qu’une édition vinyle est prévue pour le début 2016.

Facebook : Chthonic Cult

Site label : Iron Bonehead Productions

LawOfSun. 

[Chrönique] ART 238 – Atavisme – 2014

Autoproduction

death metal industriel 

France

CD

«Tout sera bouclé : Joe-Jane a trouvé les mots  justes. L’Humanité en boucle continuelle sur elle-même. Sa véritable régression pourra alors commencer», ces quelques mots extraits du roman de science-fiction Satellite Sisters de Maurice G. Dantec, publié en 2012, sont une possible introduction aux thématiques dystopiques et futuristes de cet EP autoproduit, et intitulé Atavism.

Du côté musical, le métal industriel d’ART 238 sécrète majoritairement des effluves de Red Harvest et de Fear Factory qui se trouvent être croisées avec d’autres puisées dans le métal extrême (death/black metal) : une démarche proche de celle de The Berzerker.

[Entretien] MelanoBoy.

  Michaël Fristot alias MelanoBoy, avec son premier album – sorti sur l’exigeant label Unknown Pleasures Records – nous a conquis par ses indéniables qualités. Aujourd’hui, nous vous proposons de mieux faire connaissance avec ce jeune artiste talentueux. Bonne lecture !

FROM DUST, DA MelanoBoy, MODEL Emilie Pechot, MUAH Eve Dureau

(Crédit photographique : Nora Hegedus)

L.O.S. : Peux-tu nous résumer le parcours qui t’a conduit à donner naissance à MelanoBoy ? Y a-t-il un élément déclencheur décisif dans sa création ? 

Michaël Fristot : Le nom MelanoBoy vient de la première formation que j’ai eu qui s’appelait Melane – avec ma soeur – lors de mon adolescence. Nous voulions faire un album qu’on n’a jamais vraiment pu finir – Heden – de façon optimale car mon disque dur système de l’époque a cramé, emportant avec lui tous les projets et pistes internes… Mais on a toujours des démos
quelque part sur la toile. Ça m’a permis de me concentrer suite à ça à MelanoBoy. Au début, j’ai fait beaucoup de remixes et des bootlegs non officiels, puis j’ai enchaîné avec des remixes
officiels pour Noël Matteï et Apoplexie notamment. Ensuite je me suis concentré sur mon propre album.

Ton premier album, From Dust, est sorti en mars dernier : comment l’appréhendes-tu avec un peu de recul ? 

C’est très difficile d’avoir une vision objective de ce que l’on fait. Je suis très content des collaborations qui ont permis à l’album de prendre vie, et je ne remercierais jamais assez les voix telles que Xavier (WaterwallsWWS), Vera ou encore Corina Nenuphar qui m’ont permis de trouver le format idéal des songs plus cold wave, post-punk.

Je pense que si je devais le refaire, je le referais avec une ligne conductrice dans des styles plus précis car ce sont les retours les plus “négatifs” que j’ai pu avoir. Mais, je suis comme ça, ça fait d’ailleurs grincer les dents de certains mais j’aime beaucoup de styles, souvent de niches comme de la new wave à l’acid en passant par l’expérimental voire l’électro-pop. Je suis conscient que ce n’est pas facile pour l’auditeur de se laisser porter et propulser selon les morceaux dans tel ou tel style bien que selon moi, la new-wave est vraiment proche de la cold-wave…

Je pense aussi que j’enlèverais peut-être les morceaux les plus electro/techno, ces termes sont tellement galvaudés de toute façon… pour les sortir sur des EP. Ce format reste l’idéal
pour ce style de musique.

(Pochette de l’album From Dust – 2015 – Unknown Pleasures Records)

From Dust est un album qui brasse un nombre important de styles différents (indus, cold wave, post-punk, electro-pop, etc.). Tu dois, donc, avoir des goûts musicaux assez éclectiques, quels sont les groupes, ou les artistes, qui, selon toi, t’ont le plus influencé ?

Eh bien !  c’est un peu le développement de ce dont je parlais au-dessus. Il est vrai que j’ai des goûts très variés. J’ai découvert la musique dans un premier temps
avec ma mère qui était très fan de Michael Jackson et Jean-Michel Jarre ,mais aussi de trucs clairement plus kitsch comme Bow Wow ou Claude François… Du côté de mon père, c’était Johnny
Hallyday mais ça ne m’a jamais vraiment fait vibré pour le coup. Ma deuxième claque, ça a été la techno/dance des années 90 que j’ai découvert à la TV et via des compilations qu’un de mes cousins me faisait écouter. Je jouais aussi à Music et Music 2000 car j’étais un vrai gamer et il m’arrivait de passer des heures à coller des boucles les unes sur les autres entre un Gran
Turismo
, un Crash Bandicoot ou un Metal Gear.

C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai commencé à vraiment accrocher à la musique en général, je passais des journées entières à la médiathèque. J’ai découvert les « musiques du monde », le hip-hop, puis petit à petit la chanson française, le rock, le métal… Et, maintenant j’en suis là. Actuellement ce que je recherche quand j’écoute de la musique, ce sont des gens qui créent vraiment ce qu’ils jouent. Ça semble un peu surréaliste à dire, mais il y a tellement de compositeurs-chanteurs-interprètes, etc. qui ne font que coller des boucles ou des samples les uns derrière les autres. Je préfère me consacrer à ceux qui prennent le temps d’étudier les synthés et les guitares, à en enregistrer voire à en sampler de vrais et choisir une véritable palette sonore et une âme.

Dans l’idée, si je devais te citer quelques noms et la liste est très très très loin d’être exhaustive, je dirais que The Hacker, Yan Wagner ou encore Arnaud Rebotini jouent et composent essentiellement sur de vraies machines et ça me plaît beaucoup.

Voudrais-tu nous éclairer sur ton processus créatif ? Comment une composition de MelanoBoy prend-elle forme sachant que sur ton album il y a de nombreuses
collaborations (Usher de Black Egg, Waterwalls, HIV+, etc.) ? Est-ce
que la mise en place de ces collaborations a été la source de
difficultés particulières ?

Je n’ai pas de processus “type”. Pour certaines compos, les morceaux les plus cold wave par exemple, je n’avais que des démos de guitare pas finalisées.  Pour le coup, les voix apportées ont été très importantes et ont déterminé les versions finales de ces titres. Sur d’autres titres comme celle avec Usher/Black Egg, la création était en cours, Usher me faisait part de ses idées, j’incorporais ou pas selon ce que je voulais. D’ailleurs, la piste voix de Sterilize  était à la base pour Altweibersommer, mais comme je voulais garder vraiment quelque chose d’épuré j’ai préféré faire une instru à partir des voix d’Usher et de Corina. Aucune difficulté pour moi à part ne serait-ce que la coordination des bonnes volontés
de chacun. Je pense que la tâche la  plus difficile a été pour Nicolas Tessier, l’ingé son de l’album, qui a réussi à unir toutes ces tessitures de voix différentes et à rendre l’album
cohérent.

Quelle va être l’actualité de MelanoBoy pour les semaines, voire les mois à venir ? 

Là, tout de suite, je t’avoue me remettre seulement de la sortie de l’album.
Elle a été rapide mais ça représente des mois et même des années
de travail pour certains titres.

Je viens de finaliser un remix pour le concours de remixes de Martin Gore -membre de Depeche
Mode – avec Nicolas Tessier aka 12 Monkeys On The Moon : https://soundcloud.com/melanoboy/martin-gore-featherlight-12monkeysonthemoon-x-melanoboy-remix

Nous aimerions continuer notre collab car nous avons déjà quelques titres dans nos tiroirs. En plus d’être un ingé son particulièrement brillant et de bon conseil, Nicolas est aussi un très bon musicien plein d’idées et avec des influences assez proches des miennes. Dans le meilleur des mondes j’aimerais aussi bosser sur un projet/EP/album vraiment electro/techno/dark à
100 % et seul. Je vais aussi bosser les lives et la suite du premier EP de ØBE puis auprès de Noël Matteï pour les lives et édits des titres de son futur album.Et puis bosser des lives pour MelanoBoy ! Bref, un avenir chargé.

Tu as aussi, avec Charles d’Apoplexie, un autre projet ØBE dont la première production est une cassette quatre titres, pourquoi avoir fait le choix de ce support ? Quel est votre objectif avec ØBE ? Un album est-il en prévision ? 

Effectivement on pense à la suite. Un album peut-être pas, les temps sont particulièrement capricieux pour ce format. Pourquoi pas rester sur du format EP plus court, mais finalement qui permet de rester dans le même univers.

Le choix de la cassette s’est fait d’abord par sympathie pour l’objet, les souvenirs de mon enfance où j’écoutais des mixtapes de rap et de dance techno que j’entendais à la radio. A l’époque on se prenait pas trop la tête pour savoir si c’était de la copie légale ou non… La cassette s’est également imposée pour deux
choses importantes en plus de l’image qu’elle renvoie : c’est un format qui oblige l’auditeur à faire ce que j’appelle du “slow playing”. Qui n’a jamais fait une écoute rapide d’un morceau sans
l’écouter dans son intégralité en l’écoutant en ligne ? La cassette t’oblige à écouter les titres dans l’ordre et jusqu’à
la fin pour te faire retourner la cassette et être plus actif dans
l’écoute. La deuxième raison, c’est que c’est un format qu’on peut faire soit même pour pas grand-chose.

Je te remercie pour tes réponses et je te laisse le mot de la fin…

« I think everything starts here, and probably ends here ». Un grand merci à toi pour l’interview. Et pour les autres, soyez curieux, écoutez plein de trucs, essayez de comprendre comment c’est fait, si c’est vraiment fait, et ayez votre propre opinion <3 !

Retrouvez  MelanoBoy  sur la toile :

Facebook  :  MelanoBoy 

 

Par LawOfSun. Entretien réalisé par échange de courriels en août et septembre 2015.