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[Cérémönie – Live Report] Prophecy Fest – 28 & 29 juillet – Allemagne – Balve

  Ce festival organisé par le label Prophecy Productions a tout de l’évènement qui se présente sur le papier comme exceptionnel (scène installée dans une grotte, une esthétique élaborée par l’illustrateur Irrwisch, une affiche éclectique brassant de nombreux styles – black metal, goth rock, doom, neofolk, etc.). D’autant plus que pour cette troisième édition les groupes conviés à cet évènement en forme de célébration ne laissaient pas indifférent : Arcturus, Sun of the SleeplessDornenreich, Spiritual Front, ou encore Hexvessel, par exemple, réunis en cette occasion ce n’est pas rien !  Alors qu’en est-il réellement ? AsCl3, notre émissaire, tente d’éclairer notre lanterne avec honnêteté, et non sans subjectivité, sur l’un des moments marquants de cet été 2017.

Dool

   Croiser Hellhammer (ici en représentant d’Arcturus, mais, comme vous le savez, très accessoirement batteur de Mayhem) aux latrines ;  apercevoir Neige (Alcest) tailler le bout de gras avec un fan ; assister en direct au maquillage de Konstanz (The Vision Bleak) ; serrer la paluche de Fursy des mêmes The Vision Bleak (et Les Discrets), délicatement attablé avec son épouse Audrey Hadorn ; écluser une bière avec les membres d’Hexvessel …si un seul mot devait résumer ce Prohpecy Fest,« proximité » ferait diablement bien l’affaire. La rencontre organisée pour la troisième année consécutive par le label éponyme se veut avant tout un événement familial. Pas de gigantesque tête d’affiche, donc, mais un programme pointu et des artistes qui s’investissent en retour pour proposer des spectacles uniques. Et, malheureusement, une tolérance un peu aveugle qui finira par occasionner de très gros retards et forcer plusieurs formations à amputer leur spectacle de quelques compos.

  En pénétrant sur le site du festival, on a inévitablement le souffle coupé : la grotte occupée à l’âge de pierre qui sert d’écrin à l’événement envoûte (c’est le cas de le dire). Les lumières qui se reflètent sur les parois de roche, l’écho des discussions répercuté à l’infini, ce cadre aussi froid que chaleureux… Magique. Et idéal pour servir de décor à la toute première performance de Nhor. Sous le pinceau de l’artiste Taylor epurée à l’extrême, elle repose sur les notes hypnotiques d’un piano faisant naître en direct un paysage crépusculaire. Les fans des premiers efforts black metal du bonhomme en seront pour le frais. Reste que cette trop brève apparition toute en atmosphère captive de bout en bout. Au contraire de celle de Soror Dolorosa, poussive et interminable. Le chanteur en fait des caisses, le post-punk du groupe s’avère totalement insipide selon moi … Bref, un moment à oublier.

  Sun of the Sleepless enchaîne, après un souncheck terriblement long qui occasionne les premiers retards conséquents du week-end. Tant pis, le retour après 13 ans d’absence du projet black de Schwadorf est une réussite. Les atmosphères nocturnes que dégage To The Elements passent admirablement la rampe de la scène. Épaulé notamment par Eviga (Dornenreich), Schwadorf délivre une performance à la fois brutale et mélodique, tout en poigne et en puissance, excluant les titres plus orientés electro de sa discographie, au profit de sonorités noires.

Sun Of The Sleepless

 Emmené par un Vortex enjoué et visiblement éméché, Arcturus signe un excellent concert. Les Norvégiens visitent l’entier de leur discographie, privilégiant logiquement leur dernière production, Arcturian, massacrant au passage Angst, mais délivrant des versions bluffantes de Crashland et Game Over. Hellhammer tient la baraque, Sverd multiplie les acrobaties aux claviers, Vortex tient son rôle de bouffon cosmique et donne magnifiquement de la voix. Ce sont pourtant les deux derniers hôtes de la soirée qui vont mettre tout le monde d’accord. Déjà présents en 2016, les Islandais de GlerAkur balancent un set monolithique, écrasant et totalement magique, sur une scène noyée dans un jeu de lumière glacial, entre accalmies postrock et lourdeur doom. Jouissif ! Seuls leurs compatriotes de Sólstafir feront mieux : fidèles à leurs habitudes, les quatre cowboys des glaces signent une interprétation parfaite de leurs compos, égrainent une setlist idéale, communiquent avec leur public… On retiendra avant tout les interprétations poignantes de Necrologue et de cet impressionnant et inévitable final que constitue Goddess Of The Ages. Le deuxième jour commence en douceur.

  Le doom-gothico-mystique de Lotus Thief ne convainc pas du tout, malgré un son tout à fait excellent, proche de celui de l’album des sorcières américaines. Les bons passages mélancoliques cèdent trop souvent le pas à des ambiances soporifiques et à une performance statique. Plus intimiste de The Moon And The Nightspirit s’avère bien plus captivant, éclaboussant le public de cent couleurs musicales, planantes, douces, entraînantes, ritualistes… Les retards qui s’accumulent depuis l’ouverture vont pénaliser Noêta : le duo suédois se voit contraint d’écourter son set. Pas très grave : le concert suinte le manque de professionnalisme, entre un guitariste incapable d’utiliser son sampler et une chanteuse mal à l’aise et multipliant les pains. Une bien mauvaise publicité pour le festival et la formation.

  De retour sur scène après une absence prolongée, Spiritual Front semble bien plus à son aise. Trop sans doute : le groupe livre un set très long, occasionnant… des retards supplémentaires. La chose ne semble pas déplaire aux fans de ce neofolk racé, inspiré et doté depuis le temps d’un statut culte, d’autant que le groupe mise en priorité sur son album Armageddon Gigolo. Crooner expérimenté et charmeur, Simone Salvatori est magistral, attirant tous les regards. Pilier du label, Dornenreich figure parmi les attractions du week-end et ne déçoit pas, avec un set « nu » et touchant, porté par une guitare acoustique et un violon. Sous la voute de Balve, la musique d’Eviga prend une toute autre signification, qu’elle ressurgisse des premières démos du bonhomme ou du somptueux dernier album en date, Freiheit. Dornenreich amorce en toute simplicité mais magistralement une tournée qui emmènera en 2018 le duo d’églises en lieux hautement mystiques.

  Place (enfin) à quelques gros riffs avec The Vision Bleak. Un soundcheck qui tire en longueur (le deuxième du week-end pour Schwadorf qui semble bien profiter de son statut de star du label) et les Allemands démarrent un show amputé de deux titres. La présence du « Shadow Orchestra » (comprenez deux vocalistes lyriques dont l’une s’entend à peine, d’une violoniste qui multiplie les pains et d’un percussionniste pas franchement indispensable) augurait du meilleur : au final, TVB excelle, mais reste prévisible à cause d’une prestation en tout point identique à ceux présentés sur les dernières tournées du groupe, misant sur les compos les plus évidentes (The Deathship Symphony, Carpathia, By Our Brotherhood With Seth…). Sympa mais un peu minimaliste.

The Vision Bleak

  Hexvessel, forcé de raccourcir légèrement son set, prend tout de même le temps de convaincre totalement son public, véritable tête d’affiche du week-end. Matt McNerney est en voix, les titres les plus psychédéliques des trois albums des Finlandais choisis pour l’occasion font mouche. Un intermède acoustique, un poil dispensable, permet de voir le garçon en solo et sans filet, dans une interprétation fragile de New Hip Moon, « hit » de son autre groupe, Grave Pleasures. Le reste sent la fumée, les sous-bois et l’encens. C’est magique et ça vous transporte dans un monde où les chenilles et les morses vous parlent.

Hexvessel

  Machin improbable mêlant post-punk, doom, postrock, rock, emmené par une vocaliste charismatique et un gratteux qui semble avoir beaucoup apprécié Slash à son adolescence, Dool fait honneur à sa réputation grandissante. Même en se mettant en danger en incluant choristes et violoniste, les Polonais sont totalement à l’aise. Un groupe à suivre. Les retards accumulés auront raison de la patience d’une bonne part des auditeurs qui quittent les lieux après ce concert et avant celui d’Hypnopazuzu. Difficile de le leur reprocher : malgré le line-up stellaire (le groupe a été lancé par David Tibet de Current 93 et Youth de Killing Joke), la formation tient davantage de la sortie annuelle d’une maison de repos pour vieillards que de l’évènement promis. David Tibet chante spécialement faux, son attitude de crooner croulant prête à sourire… Le groupe ne parviendra pas à installer l’atmosphère religieuse qu’il tente de distiller. Une déception finale pour un festival qui aura par ailleurs tenu toutes ses promesses à défaut de respecter les horaires. Un seul regret et de taille : les ventes de billets en baisse depuis 2015, Prophecy Productions a d’ores et déjà laissé entendre son intention de ne pas rempiler l’an prochain. Dommage.

Prophecy Productions : Facebook

AsCl3

[Cérémönie] Affiche finale de l’édition 2017 du Fall of Summer – 8 et 9 septembre – Ile de Loisirs de Vaires – Torcy – France

Vous pouvez prendre vos places ici.

Fall of Summer : site, Facebook

L.G.

[News] Un festival pour fêter les 30 ans du label Tesco Organisation – 27 et 28 octobre 2017 – Allamagne : Mannheim.


Le label annonce qu’il peut y avoir encore quelques modifications dans la programmation.

Voici les groupes/artistes déjà confirmés  :

  • ALFARMANIA & PROIEKT HAT
  • ANENZEPHALIA
  • CONTRASTATE
  • GENOCIDE ORGAN
  • KEVLAR
  • POST SCRIPTVM
  • THE GREY WOLVES 
  • TREPANERINGSRITUALEN 
  • ZOÄT-AON

Plus de détails sur la page Facebook de l’événement. 

Tesco Organisation : Facebook

L.G.

[Cérémonie] Première édition du festival L’Homme Sauvage – 29 et 30 septembre 2017 – Aspet – France.

 

La billetterie sera ouverte le 15 juin.

L’Homme Sauvage : Facebook, site 

L.G.

[Cérémönie] Cold Meat Industry – 30 Years Anniversary live! – le 3 et 4 novembre 2017 – Suède -Stockholm.

Cold Meat Industry est un label incontournable pour les amateurs de dark ambient,  neofolk, power electronics ou encore de martial industrial et bien que défunt quoi de mieux qu’un festival pour honorer ce label ?

 

Avec : Arcana, Archon Satani, Brighter Death Now, Coph Nia, Desideri Marginis, Deutsch Nepal, In Slaughter Natives, Morthound, Mortiis, Mz 412, Ordo Rosrious Eq., Raison D’être, Sanctum, Sephiroth and Sophia.

Plus d’informations ici. 

Death Disco Productions : Facebook

Cold Meat Industry : Facebook

L.G.

[Cérémönie] Kosmos Kino Plaza – Cycle X : Mensonges d’une nuit d’été – le vendredi 30 juin et le samedi premier juillet à Paris.

Ce festival consacré à la mouvance post industrial et organisé par la structure Au-delà du Silence se déroulera dans la salle de spectacles et de concerts Le Zèbre de Belleville située à Paris. 

[Cérémonie] PROPHECY FEST : le 28 & 29 juillet 2017 à Balver Höhle en Allemagne.


Avec :
Arcturus | SÓLSTAFIR | Hypnopazūzu | The Vision Bleak -official- | DOOL |SPIRITUAL FRONT official page | Dornenreich -official- | Hexvessel | Nhor | Soror Dolorosa | The Moon and the Nightspirit (Official) | Lotus Thief | GlerAkur | Sun Of The Sleepless | NOÊTA | Irrwisch
Plus d’informations : http://fest.prophecy.de
Tickets: http://tickets.prophecy.de/…/prophecy-fest-28-07-29-07-201…/

L.G.

[Cérémönie – Live report] KTL – Live – 17/2/2017

KTL – Live – 17/2/2017

Supported by Anji Cheung.

On wintry nights when rushing to a show in North London, it’s always worth double-checking which Hackney-based, noise-offering, church you are supposed to be attending. Thankfully the distance between St Johns at Hackney and St Johns at Bethnal Green was not great enough to result in a single missed note of Anji Cheung’s set.

The musical thaumaturge behind the recent Daughter of Fortitude brought thrumming drones into a place born for reverence. This one-off performance of previously un-captured sounds, bowed from guitars and coaxed from all manner of stomp boxes and pulsing electronics, felt solemn (even bordering on frightening) yet bullish as she teased vocals referencing the Gnostic Gospel of Mary Magdalene out from the mire and into heraldic existence. Cheung provided a communal prayer for sanctity that left audience members pondering if they were truly deserving of such a gift.

(© Jose Ramon Caamaño)

KTL began their set with a thunderstorm of bad intentions. Less a growling wall of resonance as much as a series of seismic bursts, like Mt Etna heaving explosive retch after volcanic ralph onto cobbled ears. Between Rehberg and O’Malley lay flagstone synapses, sparking and burrowing, they built sonic trenches in which two disparate parties could clash and congeal. Initial divides lost consequence as earthly guitars slowly cross-pollinated with booming synthetic bass abstractions.

Walls were built and rubbled.

This was a conversation in which hate learnt how to love.

(© Jose Ramon Caamaño)

Devoid of any additional visual stimuli, it became necessary to retreat within, to allow the surging soundscapes space to compete with and compliment one another. Ideas regarding the dying throes of dignity began to plague affected minds and billowing reverberations swarmed like inflamed hornets dashing themselves against a pewter cauldron.

In church, it all feels Biblical.

(© Jose Ramon Caamaño)

(© Jose Ramon Caamaño)

J.B.

[Cérémönie] Sektarism + Soyuz Bear + Deveikuth – le samedi 18 février à Toulouse.

Deveikuth : Facebook / Bandcamp

Soyuz Bear : Facebook

Sektarism : Facebook

L.G.

[Cérémönie] La tournée européenne de Shield Patterns (indie dark pop – Angleterre) passera par la France.

Shield Patterns : Facebook

Gizeh Records : Facebook

L.G.