Category Archives: Entretien

Fin du site Mithra ! Templezine. Ende of the website Mithra ! Templezine.

Par ce message je vous informe que je mets un terme à Mithra ! Templezine.

Le site reste en ligne pour le moment.

Merci aux groupes, aux artistes et aux labels.

Merci à toutes les personnes qui m’ont aidé à alimenter le site.


By this message I inform you that I put an end to Mithra! Templezine.

The website remains online for the moment.

Thanks to all the bands, artists and labels.

Thanks to all the people who helped me to feed the site.

L.G.

 

[Interview] La Torture Des Ténèbres

La Torture Des Ténèbres has attracted attention for its productivity, its musical quality, its strong identity and the subtleties of its themes. At the beginning of this year, we gave a voice to Jessica Kinney.

L.G. : Welcome in Mithra ! Templezine, your last album, “IV – Memoirs of a Machine Girl”, is available on the label Grey Matter Productions. How did you get in contact with each other ?

J. K. : Hi + thanks for having me! Grey Matter reached out to LTDT late last year asking if we wanted to put IV on tape. Seeing how well the label’s ideology matched up with ours, we gladly agreed.

[Entretien] La Torture Des Ténèbres

La Torture Des Ténèbres  s’est fait remarquer par sa productivité, la qualité de sa musique, sa forte identité et la finesse de ses thématiques. Nous avons donné la parole à Jessica Kinney en ce début d’année 2018.

L.G. : Bienvenue dans nos pages, votre dernier album, IV – Memoirs of a Machine Girl, est disponible sur le label Grey Matter Production. Comment êtes-vous entrés en contact l’un avec l’autre ?

J. K. : Salut et merci de m’avoir invitée ! Grey Matter a contacté LTDT l’année dernière en demandant si nous voulions porter sur cassette IV. Constatant comment l’idéologie du label s’harmonisait avec la nôtre, nous avons accepté avec plaisir.

[Entretien] Soyuz Bear

 

Quoi de mieux qu’une interview pour faire suite à un album que l’on a apprécié ? C’est le cas ici !

 

L.G. : Black Phlegm, votre premier album, ne se laisse pas appréhender facilement. Clairement, il n’y a pas que des bons sentiments chez vous. Quel était votre état d’esprit lors de sa composition ? Comment alimentez-vous cette noire « vibration »?

Val : Les compos de l’album Black Phlegm ont été pas mal étalées dans le temps, il y a eu beaucoup de soirées froides et mal éclairées à peaufiner des détails pour s’approprier entièrement les compos. Même chose pour le travail du son. Le but était de se rapprocher de ce que veux évoquer Black Phlegm : la mort, le parasite, quelque chose de haineux et agressif tout en étant à l’état d’agonie. En travaillant dessus, tu te plonges là-dedans sur l’instant et tu fais en sorte que la personne qui écoute puisse ressentir la même chose.

[Interview] Dan Barrett (Have a Nice Life, Giles Corey, Nahvalr)

After harrassing him on social networks, Dan Barrett accepted to answer our questions and gave us the occasion to go deeper in the understanding of his past projects and the ones to come.

 

[Entretien] Vesperal

(crédit photographique : Vesperal)

Ce jeune trio parisien de neofolk aux influences coldwave va bientôt sortir, le 21 décembre précisément, son premier album en cassette via Le Recours aux Forêts.  En attendant on vous propose de mieux faire connaissance avec Vesperal via cette interview.

L.G. : On va commencer par une question un peu facile, un peu bateau même , mais comme c’est votre première interview et que vous sortez sous peu votre premier album, pouvez-nous dire quels sont les musiciens qui officient dans Vesperal, mais, aussi nous éclairer sur la genèse du groupe ?

Damien : Il faut bien y passer à un moment ! À la base nous sommes 3 amis, Vincent (6 cordes), Quentin (12 cordes / chant) et moi (guitare électrique). Quentin et Vincent le sont depuis leur enfance. Pour ma part, j’ai rencontré Quentin il y a quelques années, nous avions fondé un groupe qui s’appellait Holy Machine. Après un premier album pourtant réussi, la flamme s’est vite éteinte. Pas de conflits mais juste une envie de passer à autre chose. Vesperal est né début Septembre 2016 un peu par hasard : aucun de nous n’avait de projet à ce moment là. Alors un soir, histoire de garder la main et sans aucune ambition, nous avons joué ensemble, à trois guitares. Le résultat fut si spontané et limpide, que la suite nous a paru plus qu’évidente.

Si je comprends bien Holy Machine, n’est plus d’actualité…Vous avez pourtant diffusé votre premier album Fraction via Bandcamp en juillet 2017…

Quentin : La sortie de Fraction est récente, néanmoins, le groupe n’a plus d’activité depuis presque deux ans. L’album a un peu pris la poussière, nous n’avions même plus envie de le partager. On l’a balancé sur un coup de tête, comme une sorte d’adieu non officiel.

[Entretien] Le Silence des Ruines

 

Il y a peu  Le Silence des Ruines a rendu disponible en téléchargement son nouvel album, Quis ut Deus. Nous avons profité de l’occasion pour poser quelques questions à Nicolas F. l’unique membre de ce projet francais officiant dans les registres martial pop / neoclassical / ambient.

L.G. : Tu as fait le choix de sortir ton nouvel album, Quis ut Deus, uniquement en numérique… Pourquoi avoir choisi ce mode de diffusion ?

Nicolas F. : L’édition de cet album est bien particulière. J’avais été contacté par soldat D. de l’ex-label Castellum Stoufenburc qui m’avait édité Pardonne-moi Lucifer en numérique et en libre téléchargement en 2011. Comme j’étais toujours en contact avec lui, il m’avait envoyé un mail afin de prendre de mes nouvelles et surtout, de savoir si j’étais partant pour sortir un album sur son nouveau label. J’avais suffisamment de titres à lui proposer. Nous avons échangé quelques messages sur différentes idées concernant cet album et ce dernier était censé voir le jour entre août et septembre. Alors que la période à laquelle l’album devait sortir était passée, j’ai envoyé un mail à Soldat D. pour prendre des nouvelles. Étant sans réponse, je n’avais pas insisté car je savais qu’il avait beaucoup de travail et qu’il était une personne en qui j’ai toujours pu avoir confiance. Malheureusement mes derniers mails n’ont jamais été lus… J’ai été très affecté par la disparition tragique de Soldat D. et j’ai pris la décision de sortir l’album  Quis ut Deus  en libre téléchargement numérique. Je n’ai pas souhaité l’éditer sur un autre label. Et surtout, je voulais rendre un dernier hommage, à ma façon, à Soldat D.

[Entretien] Alcest

C’est à l’occasion du concert d’Alcest au Radiant (Lyon) le 15 octobre 2017 que nous avons pu discuter avec Neige des origines de son œuvre et de ses sources d’inspirations, ainsi que des processus de création de ses albums.

O.M. : Alcest semble ancrer son identité dans un univers imaginaire. Que trouves-tu dans cette approche esthétique ?

Neige :  Il n’y a rien de concret, de référencé dans Alcest au niveau du merveilleux. Dans les visions que j’avais quand j’étais enfant, qui ont généré ensuite le concept du groupe, j’avais toujours une sorte de sensation d’être dans un endroit merveilleux. Ça ne s’exprimait pas juste par des couleurs, des lumières et des sons. Il y avait presque un côté elfique mais le mot est trop réducteur. Je n’ai pas envie que les gens pensent qu’Alcest se réduise à la fantasy. Je ne m’inspire pas d’un folklore. C’est plus une espèce de chose qu’il y a en moi et que j’ai beaucoup de mal à expliquer. Tout ça, ce sont des mots et des concepts que je trouve trop réducteurs. C’est justement là qu’intervient la musique d’Alcest. On n’a pas besoin de parler du merveilleux, ou d’anges ou de fées, d’au-delà… En général, les gens nous disent seulement que ça les a touchés d’une manière très profonde. Ils ne disent pas « c’est un joli morceau, c’est triste, c’est joyeux ». Il y a une dimension spirituelle qui n’est pas forcément comparable avec des spiritualités établies, c’est vraiment très personnel.

[Entretien] Fleurety

(c) Trine + Kim

Fleurety n’en fait qu’à sa tête. S’il n’en avait qu’une, cela pourrait encore se passer sans heurt. Mais ils sont deux – Svein Egil Hatlevik et Alexander Nordgaren – à piloter cette improbable entité démoniaque. En plus de 25 ans de carrières, mais en trois albums seulement, les Norvégiens ont montré les innombrables facettes de leur bestiole. Dix-neuf ans après la sortie de Department Of Apocalyptic Affairs, The White Death rompt le silence, dévoilant un groupe toujours aussi insaisissable. Entretien avec Svein Egil Hatlevik.

AsCl3 : Depuis ses débuts en 1991, Fleurety a toujours été un projet montrant des visages différents à chaque sortie. Ceci est d’autant plus vrai depuis votre retour en 2008 et les divers EP parus depuis. Quel est, selon toi, le dénominateur commun du son «Fleurety»?
Nous n’avons pas de mission particulière, ni de message à faire passer. Si ce n’est affirmer jouer du «true Ytre Enebakk black metal» (Ytre Enebakk est un village norvégien de la région d’Oslo, ndlr).

En 9 ans, Fleurety a sorti quatre EP, mais le premier «vrai» album n’arrive qu’aujourd’hui. Pourquoi ?
Alexander Nordgaren, le guitariste, et moi, vivons depuis de nombreuses années sur deux continents différents. Il n’est pas aisé pour nous de nous retrouver et de «répéter». Tout au plus, le temps à disposition nous a permis d’accoucher d’un ou deux titres par session. Notre principal souci, ces dernières années, a été de maintenir Fleurety en activité, d’une manière ou d’une autre. Il nous semblait plus judicieux de sortir quelques EP de manière ponctuelle que de ne rien sortir du tout.

 

En sortant deux titres à la fois, sur des 45 tours, tu peux te permettre d’explorer différentes voies. Il en va autrement d’un album. Étiez-vous animés par un souci de cohérence d’ensemble?
Oui, totalement. Nous voulions que The White Death sonne comme un tout : comme un seul groupe interprétant différentes chansons dans une même pièce. Nous avons été attentifs lors des enregistrements à l’emplacement des micros, à nos réglages… Tout cela dans le but d’avoir un son cohérent à l’arrivée. Les titres te mènent peut-être dans des directions diamétralement opposées, mais le son général est maîtrisé et ses variations restreintes.

[Entretien] Blake’s Optimism

Pour faire suite à notre chronique du premier EP de Blake’s Optimism, voici un entretien avec Adrien T.

 

L.G. : Blake’s Optimism étant un projet récent je vous propose dans un premier temps de bien vouloir vous présenter et surtout de nous éclairer sur le choix de faire référence à William Blake – si je ne me trompe pas – dans votre nom.

Adrien T. : Le nom m’est venu assez naturellement. À première vue, en lisant Blake, on ne pense pas vraiment à l’optimisme, mais je lisais Songs Of Innocence qui commence par :

«‘Pipe a song about a Lamb!’

So I piped with merry cheer.

‘Piper, pipe that song again.’

So I piped: he wept to hear.»

L’idée, c’est exactement ça ! Chanter l’horreur avec un optimisme à en tirer les larmes de mon auditoire. Mon espoir, c’est le réveil européen, la fin de l’hypocrisie et la mort du sérieux. J’aimerais qu’on pleure tous un bon coup devant nos conneries, qu’on puisse enfin repartir clean, un sourire aux lèvres.