[Chrönique] Opium Dream Estate – Some Kind Of Ghost – Album – 2016.

 

More Than Folk Records

Southern gothic folk

France

CD

Comme The Sacred Dawn fleure bon les Grandes plaines de l’Ouest ! Le chemin parcouru depuis Estranged Memories, paru en 2010, est impressionnant. En dérivant toujours plus vers le Midwest le plus profond, Opium Dream Estate a progressivement enrichi un neofolk déjà bien inspiré, l’ouvrant à de multiples sonorités. Encore plus imprégné de paysages sudistes que Summon The Straw, son prédécesseur, Some Kind Of Ghost ratisse large, tout en voyant ODE affirmer une identité forte. A l’écoute de Faith ou Wayfaring Stranger fortement teintées de Bluegrass, on pense inévitablement à 16 Horsepower, mélancolique influence clairement affichée d’Opium Dream Estate. Mais le groupe parisien dérive volontiers vers des territoires plus ambient. Loin de se résumer à une simple intro, Howl plante un décor menaçant, évoquant la démarche du Danois Sol, à la croisée du doom et du neofolk, ou les invocations ritualistes d’Hexvessel. Comme pour prendre l’auditeur à contrepied, ODE embraye sur ce Black Vultures « bluesy« , presque entraînant, traversés de mélodies vocales rappelant celles de Steven Wilson et Porcupine Tree. A l’exact opposé du spectre des émotions, A Funeral porte bien son nom et clôt l’album sur une marche funèbre, bande-son de fin du monde. Tantôt riche et réconfortante (Weary Eyes), tantôt dépouillée et menaçante (Devil’s Bride), la musique  d’ODE constitue un somptueux voyage dans des plaines solitaires et dans la mélancolie la plus apaisante. Une pure réussite que ce troisième album.

Opium Dream Estate Site internet

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AsCl3

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