[Chrönique] Paradox Obscur – Artifact – Album – 2017

Young & Cold Records

Minimal synth / Cold wave

Grèce

Vinyle

Les Hellènes de Paradox Obscur, Kriistal Ann et Toxic Razor, sont de retour pour notre plus grand plaisir avec un troisième album qui fait suite à un excellent EP, Ατραπός, sorti en 2016. Si l’on pouvait reprocher au précédent album d’être un peu trop linéaire et redondant sur la longueur, Artifact quant à lui apparaît comme un album plus varié, mais toujours marqué de la personnalité propre à Paradox Obscur : des synthés retros et minimalistes aux mélodies mélancoliques et bien sûr le chant ensorcelant et singulier de Kriistal Ann ! L’album démarre avec le catchy Twilight qui est typiquement le genre de titre que l’on peut attendre du duo : un morceau entêtant à l’aura nocturne comme son nom le laisse deviner. D’entrée de jeu, on sent que les deux musiciens ont voulu rassurer leurs auditeurs les plus dévoués.

Les titres suivants sont dans la même mouvance. Deux pistes sont un peu différentes et malheureusement elles ne s’intègrent pas parfaitement aux autres compositions, car elles tranchent trop avec le reste en produisant une rupture de ton (Enhancer, fait ententre une sorte de minimal wave teintée d’EBM avec un chant masculin un peu “décalé” et Afterlife Effect où se mélangent chant masculin et féminin) ; en cela elles démontrent qu’il est bien difficile de proposer un dosage adéquat entre la variété et la recherche de cohérence nécessaire à un album.

Malgré tout un titre comme In Control puise dans l’EBM avec brio en nous faisant penser à DAF par exemple. Enfin, la dernière piste, Testimony, plus solennelle vient fermer telle une procession Artifact avec classe. Dansant et agréable à écouter, on passe un bon moment avec cet album qui confirme le bien que l’on pensait de Paradox Obscur.

Paradox Obscur : Facebook, Bandcamp

Young & Cold Records : Facebook

  L.G.

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