[Chrönique] Winterblood – La Via Di Neve – album – 2016

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Frozen Light

Dark ambient

Italie

CD

Sous cette énigmatique illustration de Sperber Illustrationen se cache la nouvelle offrande, sortie au début de cette en année, en janvier plus précisément, de Winterblood projet dark ambient/drone localisé en Italie .

En 5 pistes – chacune correspond dans le livret à un poème en italien – pour un peu plus de 40 minutes de périple, La Via di Neve installe assez rapidement, voire dès l’ouverture de l’album une atmosphère glaciale empreinte de mystère. La première piste de plus de 15 minutes est la plus longue. Elle suit un long développement entre drone et dungeon synth – influence que l’on retrouve sur l’ensemble de La Via di Neve –, et fait se confronter des sonorités cristallines et le souffle d’un vent glacial, qui est peut-être le fruit d’une prise de son in situ. Dans tous les cas le résultat est une coloration field recording qui plante le décor, si bien qu’il ne sera pas nécessaire par la suite de réutiliser ce procédé pour évoquer ce milieu naturel, qui  va prendre dans ce disque un visage inconnu comme si Winterblood cherchait à en faire apparaître l’essence cachée…

Certes les rafales de vent disparaissent, mais il faut admettre qu’elles auront, donc,  imposé, à notre esprit, leur ineffaçable présence. Ensuite, le dark ambient de Winterblood où le silence joue un rôle important dans la construction des morceaux, tout comme l’absence de rythmes – sauf sur Destino la dernière piste – va prendre en coloration de plus en plus onirique tout en restant d’une froideur inhumaine, et chargée d’une mélancolie contemplative.

Il y a dans cet album au-delà d’une atmosphère propice à la libération de l’imagination et au retour du merveilleux, un hermétique et hyperboréen “en-dehors” de l’homme qui fait de La
Via di Neve
 un potentiel album initiatique à la froide austérité, un chemin possible vers la source pérenne, un album évolien en quelque sorte :

« Devant cette grandeur calme et triomphale, tout ce qui est sentimentalisme, utilitarisme et rhétorique humaine disparaît ;  ici, ce qui, dans le monde de l’âme, a un caractère de pureté, d’impersonnalité et de force, a son pendant dans les hauteurs gelées.»

(Méditations du Haut des Cimes, Julius Evola, écrit au Mont Blanc).

Winterblood : Facebook

Frozen Light  : Bandcamp

Lawofsun.

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