[Interview] Kruksog

(crédit photographique : Kruksog)

Kruksog est un intéressant projet neofolk de Maldoror (Margaritka Georgieva). Seulement une seule cassette est disponible, mais vous pouvez aussi écouter d’autres sorties sur Bandcamp. Il est temps de découvrir ses étranges berceuses…

L.G. : Le nom de votre projet provient de – si nous ne nous trompons pas – d’un langage imaginaire l’Orkish créé par J. R. R. Tolkien l’auteur du Seigneur des anneaux. La signification de Kruksog est crucifixion. Si vous le souhaitez, pouvez-vous expliquer à nos lecteurs votre choix  ?

Oui, c’est en Orkish. Je l’ai choisi principalement en raison de combien je tiens Le Seigneur des anneaux en haute estime et aussi parce que j’essaie de faire sonner ma musique séraphique et Jésus lui-même (une entité séraphique) endura la crucifixion.

L.G. : Sur votre EP numérique appelé  When Leeches Shrivel for Their Forged Sun nous pouvons entendre une reprise de Rake, une chanson de Townes Van Zandt. Outre le fait que la chanson originale est excellente, pourquoi avez-vous choisi cette chanson en particulier ?

J’ai choisi sans hésiter cette chanson en particulier parce que j’estime beaucoup les paroles. Je pense que c’est la meilleure chanson écrite ou jouée sur son album Delta Momma Blues.

L.G. : Sur un autre EP numérique, Where the Languished Slumber, il y a une piste black metal, заклет на геноцид, qui est très raw et old school. Quels sont vos groupes préférés dans le domaine ?

Tormentor, Thorns (leur premier album Grymyrk est le plus sous-estimé de la première vague de black metal), et Master’s Hammer.

L.G. : Il se dégage de votre musique un sentiment d’angoisse très sombre, mais aussi une sorte d’innocence liée à l’enfance, bien que cette innocence semble être pervertie, comme dans le film français Mais ne nous délivrez pas du mal de Joël Séria, sorti en 1971. Connaissez-vous ce film ?
Cet aspect de votre musique me fait penser à The Cure et Cranes, appréciez-vous ces groupes ?

C’est une description qui convient à ce que je tâche de rendre dans ma musique. J’ai regardé ce film une fois et je l’ai sincèrement apprécié. Pour ce qui est des groupes, The Cure est un de mes classiques, et Alison Shaw, membre de Cranes, est plutôt charismatique.

L.G. : Vous avez seulement une seule sortie physique : une démo, Fugarae Parerum, sur Black Circle Productions, qui est une structure très confidentielle. Comment êtes vous entré en contact avec le label ?

C’est un de mes amis proches, Max, qui tient le label ; il n’y a que quatre groupes sur ce label.

L.G. : Il y a sur Youtube une vidéo, filmée et montée par Lee Nachum, pour la chanson Within Remains of Crypt. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à propos de ce clip ?

Ce clip a été tourné avec une caméra super-8 et a servi pour un projet pour ses études, et la chanson est la toute première que j’ai enregistrée pour Kruksog. Le but était de représenter un rituel du milieu du XXème siècle.

L.G. : Avant Kruksog, étiez-vous active dans d’autres projets musicaux ?

J’ai fait quelques albums de rap à un moment donné de mon existence, et joué dans un groupe avec quelques amis de lycée auparavant, mais c’est tout.

IdP : Vous avez choisi le pseudonyme de Maldoror (du moins c’est ce qu’on peut lire dans le clip de Within Remains of Crypt). Ce pseudonyme vient-il du chef-d’oeuvre de la littérature française qu’est Les Chants de Maldoror, de Lautréamont ?

Oui, ça vient de ce chef-d’œuvre. C’est ce que je citerais si j’avais à choisir le livre le plus brillant que j’aie jamais lu.

IdP :  La littérature est-elle en général une influence dans votre musique ?

Oui. J’écris actuellement un roman philosophique qui est presque terminé. La littérature est vraiment très importante pour moi.

IdP :  Dans quelle mesure pensez-vous que l’esprit neofolk et l’esprit black metal sont liés, puisque l’on peut retrouver ces deux influences dans votre musique ?

Ces deux genre me donnent le même type de sensations à l’écoute ; comme si t’étais piégé dans une boule à neige dans laquelle la chute de neige s’accorde aux battements de ton cœur et de laquelle t’essaies vaguement de t’échapper, le genre de scénario dans lequel tu trouves un plaisir sincère.

L.G. : Quels sont vos plans pour l’avenir de Kruksog ?

Je prévoie de continuer ce groupe et de commencer à faire des concerts, une fois réunis des membres qui joueraient en concert pour Kruksog avec moi, puisque c’est un projet solo.

IdP/L.G. : Merci beaucoup pour vos réponses. Nous vous laissons le dernier mot pour conclure cette interview.

Merci à vous ! C’était un plaisir de lire vos questions et d’y répondre. Je laisserais comme derniers mots :  Tuez le monde moderne.

Kruksog : Facebook

Par I.d.P et L.G.  Interview réalisée par courriel en juillet 2017. Traduction I.d.P et L.G.

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