[Entretien] Poison Point

[Entretien] Poison Point

Poison Point venant de terminer une tournée aux côtés de Drab Majesty et à la veille de la sortie d’un EP via le label Third Coming Records il n’est pas inutile – selon nous – de vous proposer un entretien avec cet excellent duo. Lire la suite »

[Clip] Varsovie (post-punk/coldwave -France) – Lydia Litvak – (official video).

[Clip] Varsovie (post-punk/coldwave -France) – Lydia Litvak – (official video).

«Tu veux du stress Jusqu’à la garde En Lavotchkine T’en aller comme Lydia Litvak Et t’inscrire aussi loin» Lire la suite »

 

[News] Wolves in the Throne Room (black metal – États-Unis) sortira un nouvel album le 21 septembre.

Intitulé Thrice Woven il sortira via Artemisia Records.

 

Wolves in the Throne Room : Facebook

L.G.

[Chrönique] Plasmodium – Entheognosis – Album – 2016 .

Satanath Records / Cimmerian Shade Recordings

Psychedelic black metal

Australie

CD

Brusquement sorti du néant en décembre dernier, le groupe australien a de quoi surprendre : ne serait-ce d’abord que par le nom du groupe et le titre de l’album (le terme Plasmodium désignant un parasite à l’origine du paludisme), ou par l’artwork qui semble un peu trop propre et intrigue qui le découvre : quel est ce monstre informe aux multiples yeux que chevauche une vieille femme au regard vide ?

Les choses ne s’arrangent pas si l’on s’attelle à l’écoute de l’album ou qu’on jette un coup d’œil aux paroles.

Plasmodium délivre un black metal lourd, poisseux et chaotique qui en déroutera plus d’un. Bien loin d’un son rituel et mystique à la Urfaust comme le titre aurait pu le suggérer (en grec ancien : connaissance en dieu), Psalmodium provoque le vertige comme une mauvaise possession. L’auditeur n’est plus un simple disciple qui va consulter l’oracle en quête d’une vérité, mais il devient l’oracle lui-même et se fait à son insu Pythie, une Pythie investie par le dieu de la déchéance psychique, au-delà même de la simple folie.

[News] Le prochain album de Paradise Lost (gothic metal – Angleterre) sera disponible le premier septembre.

Intitulé Medusa vous pourrez l’acquérir via Nuclear Blast.

Paradise Lost : Facebook

L.G.

[News] Un split entre Cosmic Void Ritual (death metal – États-Unis) et annoncé Shezmu(ancient ritualistic war metal – Canada)..

 

Il prendra la forme d’un vinyle 7 pouces et il sera disponible à l’automne via Les Fleurs du Mal Productions et Iron Bonehead Productions.

Cosmic Void Ritual : Bandcamp

Shezmu : Facebook

L.G.

[Chrönique] Croc Noir – Nuit – EP – 2017.

Corde Raide Productions

Black metal

France

Cassette

 

Simplement intitulé Nuit, ce second EP des Alsaciens de Croc Noir s’inscrit dans la lignée du premier : sobre mais efficace. L’écho de tambours accompagnant une psalmodie démoniaque dans un dialecte obscur nous introduit dans le rituel nocturne incarné ensuite par des lignes mélodiques entraînantes mais sombres ; nous voilà plongés dans la nuit. Cet ensemble violent et mélancolique mais non dénué d’épique, et certains passages acoustiques comme l’introduction du morceau Ruine peuvent évoquer un projet comme Eole Noir. La petite demi-heure de l’EP passe bien vite, emmenant l’auditeur dans une chevauchée au cœur de la forêt. Le pari est tout à fait réussi, et les paroles aisément audibles font comprendre la valeur de l’ensemble ; seule la nuit – nuit réelle comme nuit esthétique et symbolique – peut faire comprendre ce que ressentaient nos ancêtres et apporter un savoir relatif sur la nature profonde de l’homme. Sans aller très loin dans cette réflexion, Nuit nous fait entrevoir et pressentir toutes ces thématiques : c’est donc un excellent EP pour le groupe, qui laisse présager un développement musical et thématique futur des plus intéressants.

Croc Noir : Facebook

Corde Raide Productions : Facebook

I.d.P

 

[News] Une réédition cassette pour la démo de Precaria (black metal – Mexique).

Pour l’occasion elle ne porte plus le titre de démo 2004, mais elle s’intitule tout simplement Precaria.

Elle est disponible dès maintenant via Nebular Carcoma Records.

 

Precaria : Facebook

L.G.

[News] Un EP pour Casas (noise/sludge – États-Unis).

Il est disponible en cassette depuis le premier juillet via Annihilvs Power Electronix.

Casas : Facebook

L.G.

[Chrönique] Friends of Alice Ivy – The Last Days of Fenwyck – EP – 2017

 

Meadowlands

Australie

Darkwave/heavenly voices/neo-classical/trip hop/neofolk

CD

Cela commence en douceur avec de délicats arpèges de guitare nous invitant pour le pays des songes. Au cœur d’une forêt, une voix, lointaine, nous appelant et semblant vouloir nous guider dans ces méandres nocturnes… Et puis, une basse… lourde. Alors peu à peu le voile se lève, l’atmosphère s’assombrit, devient oppressante. Des peurs enfantines, que l’on croyait enfouies…. ressurgissent. On erre seul, cherchant quelque chose pour se rassurer. En vain. Même les quelques instants de répit ne sont qu’éphémères, l’obscurité reprenant rapidement ses droits. On comprend alors que le voyage entrepris sera difficile, que l’on devra apprendre de nos peurs, nos interrogations… s’aventurer dans l’inconnu pour peut-être se redécouvrir et éventuellement renaître…

The Last Days Of Fenwyck, troisième opus des Australiens de Friends Of Alice Ivy, sait envoûter, surprendre tant par la qualité des compositions que par ses ambiances. À l’image de Trance To The Sun ou Lycia, le duo australien marie habilement atmosphères paisibles et oppressantes, avec des sonorités folk, des rythmiques électro-ambiantes et une darkwave éthérée. À mon sens, les titres Wycca et Albion reflètent à merveille ce clair-obscur qui habite l’EP où l’on est sans cesse tiraillé entre lumière et obscurité et surtout transporté par la magnifique voix de Kylie, avec ce je-ne-sais-quoi de fragile et angoissant. Même sur des titres plus lumineux comme Rooks, l’impression de calme avant la tempête n’est finalement jamais très loin.

Autre point fort, malgré l’utilisation de claviers et sonorités darkwave, la présence de violon, piano, percussions folk, guitare et bien évidemment voix fait revêtir à The Last Days Of Fenwyck un aspect organique. Si l’influence de Dead Can Dance peut se fait sentir, la musique des Australiens la digère parfaitement pour nous donner quelque chose de personnel, vivant, n’hésitant pas à évoquer les temps anciens comme sur Blackthorn ou Albion (et sa lente valse jouée au piano)

Une vraie réussite que ce nouvel EP des Friends Of Alice Ivy ! Une tension toute en douceur, des premières notes de guitare pincées de Fenwyck aux claviers ambiants de Brambling, qui nous tient en haleine du début à la fin. Un voyage onirique auquel je vous invite vivement. Cerise sur le gâteau, l’artwork (tout comme ceux des opus précédents) est de toute beauté. À découvrir d’urgence.

Friends of Alice Ivy : Facebook, site

Moriae Encomium

[News] Un EP pour Futuro De Hierro (rhythmic noise/post industrial/noise -Espagne).

 

Intitulé Paso En El Vacio il est disponible en vinyle via Opal Tapes et Màgia Roja.

L.G.

[Chrönique] Pure – J’aurais dû – Album – 2017


Symbol of Domination Prod./Obscure Abhorrence Productions

Raw black metal

Suisse

CD

Quatrième album d’une froideur rarement égalée – intense – elle traverse J’aurais dû d’une magistrale façon. Rien n’y échappe depuis les photographies illustrant le livret, en passant par les paroles simples, mais glaciales dans leur constatation (« Si seulement j’avais pu choisir une autre voie / Depuis ces temps maudits je me décompose / Une vie détruite prématurément ») jusqu’à bien sûr la musique du groupe qui répand un souffle hivernal pendant plus d’une demi-heure. Principalement raw et old school les six pistes dévoilent parfois des influences DSBM. Elles puisent leur efficacité dans des riffs franchement réussis qui drainent en eux l’affliction, le tourment, la déception…Ils sont comme marqués par la froide brûlure d’un hiver tyrannique, qui est tout autant celui qui drape la nature d’un monotone manteau blanc, que celui plus métaphorique qui règne dans le cœur des damnés de l’existence : écorchés vifs par l’implacable monde dans lequel ils sont jetés, comme prisonniers, à peine nés et déjà jugés  ; condamnés, d’errance en errance, d’erreur en erreur, ils vivent comme les ombres d’eux-mêmes… Aux côtés de ces riffs l’autre élément qui fait mouche est le chant – en français – qui se mêle parfaitement à l’ensemble. Il apporte principalement ce que l’on attend de lui dans ce type de musique : agressivité et émotion.  Globalement, la batterie opte pour un jeu sobre ce qui permet une contribution efficace à l’atmosphère évoquée en amont. L’album se termine par une piste qui sert plus d’outro que de véritable composition ce qui n’entache pas la qualité de J’aurais dû : mausolée de glace érigé avec soin et talent.

Pure : Facebook

Symbol of Domination Prod. : Facebook

Obscure Abhorrence Productions : Facebook

L.G.