Tag Archives: Aesthetic Death

[Chrönique] The Nihilistic Front – Procession To Annihilation – Album – 2013

Aesthetic Death

Doom / Death metal

Australie

CD

Périple au milieu des décombres encore fumants d’une cité dévastée par les feux impitoyables de la barbarie moderne, Procession To Annihilation est le quatrième album des Australiens de The Nihilistic Front. Constitué de quatre pistes pour une durée de 45 minutes : les secondes s’étirent à l’image, que l’on peut se figurer, de la perception du temps qui passe sous un bombardement. Hermétique, cet album avance sous l’étendard de l’ “EXTREME FUCKING DOOM” – étendard mis en avant dans le livret, telle une procession de foi -. Répétitif dans le bon sens du terme car hypnotique, lourd comme jamais, monochrome car noyé sous des nuages de poussière et monocorde : une voix death/doom domine ; c’est ainsi qu’apparaît cet album au premier abord. Mais, certains détails viennent nuancer l’ensemble et adjoindre du piquant  : des envolées rythmiques typiquement death metal – toujours placées aux moments opportuns – , des samples et quelques voix claires déclamées apportent un côté quelque peu narratif aux compositions, des hurlements plus criards sont aussi de la partie et ajoutent une dose d’horreur au tableau.  The Nihilistic Front possède une vision du doom certes poussée à l’extrême, mais elle ne prend pas exactement l’apparence du funeral doom, car le duo choisit plutôt de lui adjoindre des influences metal indus en particulier celle de Godflesh. En cela on peut conseiller cet album aux auditeurs d’Autokrator, par exemple. Sombre, amer et sans concession, Procession To Annihilation ne laisse pas indifférent tant il sait nous prendre à la gorge pour ne nous rendre la liberté qu’une fois exsangue. Implacable !

The Nihilistic Front : Facebook

Aesthetic Death : Facebook, Site internet

L.G.

 

[Chrönique] Mekigah – Litost – Album – 2014

Aesthetic Death

Experimental / Dark ambient / Doom metal / Noise

Australia

CD

It is unusual, after years of traipsing through the dark and blackened world of experimental music, to find instances that contain the power to shock, surprise, or terrify. The occasions that this has happened for me are few and far between:

  • The first time hearing Attilla Csihar reciting from the Srimad Bhagavatam on Sunn O)))’s Decay 2 [Nihils’ Maw]

  • Witnessing Chip King from The Body’s inhuman yelp live.

  • The panicked breaths and unrecognisable clinking of the Multi Para Vacuous Movement remix of Removed by No Movement, No Sound, No Memories.

  • and being introduced to Alan Dubin’s demented, demonic, and paranoid wailing on Khanate’s Things Viral.

With headphones on, Mekigah’s opening track – Total Cessation of Oneelicited a similar chilling response. With its obfuscated whispers and dense cinematic swells undercut by sinister chords, spines cannot help but tingle. Following on from this is The Sole Dwelling which arrives with shuddering distorted slabs and ends with a plea to “Just let me sleep”.

[Chrönique] Ketch – The Anthems Of Dread – Album – 2016

Aesthetic Death

Post-Doom

Etats-Unis

CD

Sorti exclusivement en version digitale et passé inaperçu en 2016, ce premier album des Américains de Ketch bénéfice d’un petit « dépoussiérage », grâce aux soins d’Aesthetic Death. Labélisé de manière très réductrice « sludge », le groupe du Colorado se distingue des hordes crasseuses qui évoluent dans ce style en adoptant une démarche plus personnelle. C’est à dessein que le terme « dépoussiérage » se trouve entre guillemets : la rugosité qui sied aux productions du genre est bien présente. On se sent à tout moment transporté vers les plaines rocailleuses du continent nord-américain, le riff gras n’étant pas sans rappeler Kyuss.  Mais Ketch brouille les cartes en ajoutant une dimension mélancolique omniprésente, que l’on qualifiera volontiers de « doom », avec quelques leads qu’on entendrait bien sur un vieux Paradise Lost (sur  Distant Time ou En Nomine Eius, par exemple). Le chant est écorché et ne dépareillerait pas sur un album de black norvégien, comme d’autant plus il ne verse pas dans les bassesses du death metal. Très porté sur les descentes de toms et les cymbales et une caisse claire très « métallique », le batteur évolue dans un registre proche de celui des maîtres du « post-metal » que sont Cult Of Luna ou Isis. Une collection d’influences vaste, mais parfaitement digérée, pour un premier album déjà très personnel et totalement enthousiasmant !

Ketch :  Facebook

Aesthetic Death : Facebook, Site internet

AsCl3

[Chrönique] Dust to Dearth/Lysergene – the Death of the Sun – Split – 2010

Aesthetic Death

Drone/dark ambient

CD

Australie  – Angleterre

The Death of the Sun réjouira les oreilles endurcies au dark ambient, mais constitue aussi une parfaite initiation à la chose. Dust to Dearth instaure dès les premiers instants une atmosphère lymphatique ; alliant la noirceur d’un écho à des voix cristallines et éthérées, à l’instar d’un Paramaecium, ce groupe nous emmène dans une dimension où tout est comme flottant et mystique à la fois. Ce qui n’exclut pas d’ailleurs une certaine brutalité avec ce choc machinal et répétitif, qui en finit par devenir hypnotisant. L’aspect martial des percussions, résonnant dans une ambiance comme éthérée, n’est d’ailleurs pas sans évoquer un projet comme Arditi.

[Chrönique] Fleurety – Inquietum – Compilation – 2017

Aesthetic Death

Post-black metal avant l’heure

Norvège

CD Digipack

En ressuscitant Fleurety en 2009, l’indécrottable Svein Egil Hatlevik (alias Zweizz) avait promis la sortie de 666 « 45 tours ». Quatre EP en huit ans, à ce train-là, l’ultime pièce de la série paraîtra aux alentours de l’an 2344… Ambitieux objectif donc, et en attendant la cinquième offrande au démon, le duo norvégien a décidé de rassembler les neuf compositions réalisées depuis son retour sur un seul support et, pour la première fois, sur CD. Ceux qui ont raté les très clandestines récentes sorties de Fleurety s’en réjouiront. Les fans de la première heure également. Car c’est davantage dans l’esprit de Min Tid Skal Komme – premier opus qui posait en 1995 les jalons de ce que la critique baptiserait plus tard « post-black metal » – et du mini Last-Minute Lies (1999) que s’orientent désormais les Norvégiens, que vers le foutoir déglingué de Department Of Apocalyptic Affairs (2000). En effet, Bruitiste, violent, mal produit, Ingentes Atque Decorii Vexilliferi Apokalypsis ressuscitait en 2009 l’esprit de la deuxième vague du black metal, ce petit grain de folie qui a toujours caractérisé Fleurety en plus.

[News] Un EP pour Mourning Dawn (black/doom metal – France).

Intitulé Waste il sera disponible en février via Aesthetic death.

Mourning Dawn : Facebook

Aesthetic Death : Site

L.G.

[News – Rattrapage 2016] Premier album pour Ketch (doom/sludge metal – États-Unis).

Intitulé The Anthems of Dread il est disponible sur le label Aesthetic Death depuis le 29 décembre 2016.

Cette édition contient aussi en bonus le premier EP du groupe.

Aesthetic Death : Site

Ketch : Facebook

L.G.