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[Chrönique] Sadness – Rose/Lavender – Album – 2016 / 2017

Distant Voices

Depressive black metal

Etats-Unis

CD

Il est des groupes dont l’intitulé ne laisse aucun doute quant à ce qui va suivre musicalement, et Sadness en est l’un d’eux. One-man band américain aux tonalités dépressives, ce projet prolifique a déjà donné naissance à de nombreux albums (une dizaine…) en seulement 3 ans d’existence. Remontons un peu le temps, mettons de côté l’album et les deux EP actuellement sortis en 2017, pour se concentrer sur le Rose/Lavender de novembre 2016. Alors, la question qui se pose naturellement est  :  cette surproductivité est-elle le signe d’un goût prononcé pour le bâclage, ou est-elle le témoignage d’un déluge de créativité et de qualité ?

[Chrönique] Non- – S/T – EP – 2017

 

Distant Voices

Post Black/Blackgaze

USA

CDr

Non-’s track titles talk of the past and mistakes made. Things that cannot be undone. And, indeed, this is echoed in the various contemplative moments on this self-titled record. Guitars saturated in longing and grief divide up break-neck blast beats. Boston’s Jack Whelan has an ear for the grand and epic, particularly when it comes to vocal performances. On Absent, the terrifying wailing often associated with The Body is brought to mind. There is also something of Envy’s Tetsuya Fukagawa in Whelan’s delivery. Yearn sees pining vocals vibrating against manipulated synthesisers whilst a thunderous beat coolly tattoos along.

[Chrönique] Aube Grise – L’Encre et la Terre – EP – 2017

(crédit photographique : Distant Voices)

Distant Voices

Black metal / lo-fi / neo classical

France

CDr

Après la récente sortie de leur album Mauvais Augure, le projet français Aube Grise nous gratifie d’une nouvelle sortie avec L’Encre et la Terre, toujours sur l’excellent label Distant Voices.
Cet EP, constitué d’une longue piste de 26 minutes, s’ouvre sur une intro au piano qui n’est pas sans rappeler un projet comme Nhor, accompagnée de nappes de bruit saturé qui nous plongent tout de suite dans un univers grisâtre où le vent ou la mer viennent racler le sable d’un paysage désertique. Après cette intronisation s’envolent des riffs tout aussi saturés et appuyés par une batterie simple mais efficace, et dans lesquels le chant se fond parfaitement, le tout créant une ambiance absorbante, qui submerge, noie et enivre l’auditeur. C’est donc un black ambient puissant qui est mis en place ici, renforcé par les sons de cloche qui viennent souligner la désolation de la terre qui est ici chantée ainsi que l’aspect presque mystique de l’ensemble. Les paroles elles-mêmes viennent confirmer cette sensation de désolation :

« terre nourricière,
d’exil en consomption.
terre meurtrière,
épiphanie en inversion. »

Il y a naturellement plusieurs niveaux de lecture mais une double dimension d’une terre qui peut se montrer maternelle comme nocive, et qui porte en elle la dure vérité du monde, s’exprime parfaitement par les paroles comme par la musique elle-même. Aube Grise parvient donc avec L’Encre et la Terre à peindre cet univers de cendre qui subjugue l’auditeur avant de le reconduire doucement vers une sortie quelconque, par des bruits de pas, les accords au piano et ce son languissant qui n’est que la dernière plainte du dernier violon.

Distant Voices : Bandcamp

I.d.P

[Chrönique] Left alone​.​.​. – Home find me​.​.​. – Démo (réédition) – 2017

Distant Voices

Depressive black metal

États-Unis

CD

  Avant tout, il faut savoir que Home find me​.​.​. est en fait une réédition, car cette démo a connu une première édition sous la forme d’une cassette en 2015 via le très inégal label Depressive Illusions Records. Quoi qu’il en soit elle trouvera en vous son chemin à condition d’être dans une disposition d’esprit qui vous rende apte à la recevoir. Vous me direz avec justesse que cette remarque s’applique possiblement à toute forme d’oeuvre et cela même en dehors du champ musical… Mais, en d’autres termes, il n’est peut-être pas inutile de vous dire que si vous êtes à la recherche d’une puissante décharge d’énergie vous n’y trouverez certainement rien qui pourrait vous rassasier.

 Par contre, Home find me​.​.​. est une invitation à plonger dans un état de sombre introspection. D’ailleurs cette démo avec ses trois longues pistes (la dernière est même peut-être un peu trop longue) développe une identité inscrite assez profondément dans l’ambient.  Sur le plan des influences on trouvera des brides post-rock qui concourent à apporter un peu de “fraîcheur” à l’ensemble qui dans sa dominante est clairement dans la lignée du depressive black metal. De plus, des parties de piano viennent avec justesse apporter à certains endroits un peu de variété. La pluralité des influences qui peuvent être convoquées dans ces compositions s’exprime avec force, par exemple la fin de la première piste sonne même comme une BO de film noir.  Home find me​.​.​.  est pétri d’une sombre mélancolie exprimée sous un jour plutôt minimaliste et “artisanal”. Rien de fondamentalement novateur, ni d’extraordinaire, avec cette démo qui pourtant ne manque pas de charme et d’authenticité !

Left alone​.​.​. : Bandcamp

Distant Voices : site

L.G.

 

[Chrönique] Aube Grise – Hanterieur – EP – 2017

 

Distant Voices

Black metal / lo-fi / coldwave

France

CDr

Dans la grande famille des formations françaises à l’acratopège (fallait le placer, celui-là) patronyme – dont les plus illustres cousins sont baptisés Arbre, J’ai si Froid… ou Brouillard -, je demande aujourd’hui Aube Grise. Comme il serait mal venu de juger de ce “one-woman band” sur la seule base de son nom, jetons une oreille curieuse à sa musique. D’autant que la notice d’emballage qui accompagne cette pilule aux arômes de cyanure est des plus alléchantes : un black metal lo-fi mâtiné d’influences cold wave et depressive rock. À sa lecture, on pense inévitablement à Amesoeurs, défunt projet de Neige (Alcest) et Fursy (Les Discrets), voire à Lifelover. Mais c’est plutôt du côté d’Hypothermia que le résultat est à chercher. On retrouve sur cet EP, dédié à la défunte actrice Katerina Golubeva, composé de deux longs titres  le caractère hypnotique et décharné du duo suédois, dans ces notes de guitares éthérées. Celui de Burzum également, dans ces nappes de guitares criardes et atmosphériques et ces raclements de gorge aigus. C’est d’ailleurs sur ces passages que le monôme se montre le plus séduisant. La dimension cold wave est, elle aussi, très présente, une base à la Cure conclut le première piste longue de plus de 11 minutes, par exemple. Mais cette influence constitue malheureusement l’un des principaux défaut de ces deux titres. Il manque encore à Aube Grise la maturité nécessaire pour réussir l’intégration de ce style, qui sonne encore comme une pièce rapporté à une musique résolument orientée DSBM.  Quant au chant grave et (volontairement?) mal ajusté de l’artiste toulousain Thomas Bel, très influencé par les grands noms de la cold wave, il s’avère totalement insupportable à l’usure, le côté lo-fi ne justifiant pas tout. Au final, un EP à l’image du nom de ce projet, gris et sans grande originalité. Comme quoi…

Distant Voices : Bandcamp

AsCl3

 

[News] Un EP pour Aube Grise (lo-fi black metal/experimental/ambient – France).

Intitulé Hanterieur il est disponible en CD depuis le mois de mars via Distant Voices .


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L.G.

[News] Une édition physique pour l’album « Rose / Lavender » de Sadness (atmospheric black metal/post-rock/shoegaze – États-Unis).

 

Il est disponible en CDr depuis le 14 avril via Distant Voices.


Distant Voices : site , Tumblr

L.G.