Tag Archives: Experimental

[News] Un nouvel album pour Rainforest Spiritual Enslavement (ambient / techno / experimental – États-Unis).

Intitulé Ambient Black Magic il est disponible en double vinyle depuis le début du mois.

Vous pouvez le commander ici en vinyle : https://boomkat.com/products/ambient-black-magic

La version double CD est pour le moment en précommande sur le site d’Hospital Productions.


[Chrönique] Mekigah – Litost – Album – 2014

Aesthetic Death

Experimental / Dark ambient / Doom metal / Noise



It is unusual, after years of traipsing through the dark and blackened world of experimental music, to find instances that contain the power to shock, surprise, or terrify. The occasions that this has happened for me are few and far between:

  • The first time hearing Attilla Csihar reciting from the Srimad Bhagavatam on Sunn O)))’s Decay 2 [Nihils’ Maw]

  • Witnessing Chip King from The Body’s inhuman yelp live.

  • The panicked breaths and unrecognisable clinking of the Multi Para Vacuous Movement remix of Removed by No Movement, No Sound, No Memories.

  • and being introduced to Alan Dubin’s demented, demonic, and paranoid wailing on Khanate’s Things Viral.

With headphones on, Mekigah’s opening track – Total Cessation of Oneelicited a similar chilling response. With its obfuscated whispers and dense cinematic swells undercut by sinister chords, spines cannot help but tingle. Following on from this is The Sole Dwelling which arrives with shuddering distorted slabs and ends with a plea to “Just let me sleep”.

[News] irr. app. (ext.) (ambient/experimental – États-Unis) : nouvel album.

Intitulé Future Reveries Of The Eoarchaean Biomass, Volume One il est disponible depuis peu uniquement en numérique via Bandcamp.

irr. app. (ext.) : Facebook


[Chrönique] Sonologyst – Apocalypse – Album – 2017

Eighth Tower Records

Experimental/dark ambient




Raffaele Pezzella’s output as Sonologyst is sparse (one album a year), hence, carefully thought. RP is a champion of « dark ambient ». Dark minor chords and endless reverbs? Not quite so. As evidenced by his long-running, popular podcast, « Unexplained Sounds », his tastes lean towards true electronic music. Ambient is a surface, the form, but not the end. As with all genuine experiments, what matters is what lies beneath. Sonologyst prophesizes disaster – his music openly deals with two disciplines art rarely ties together, the occult, and science. Though the quasi-mathematical, sanctified archetypes of electronic music eventually surface – a sequence here, broken beats there, analogue screams -, they are far from being a satisfying cue for the listener to relax and let go. They are the core expression of a metaphysical angst, a second voice nearly outside the musical frame, always busy, building waves of anxiety. So those are paradoxical drones – with angles and perspectives. There are several ways to read them. By the time you encounter Ballard as a footnote to the album’s presentation, you’ll get the point.

Sonologyst : Facebook

Eighth Tower Records : Facebook


[News] Botanist (experimental black metal – États-Unis) : nouvel album.

Intitulé Collective: The Shape of He to Come il est disponible depuis le premier septembre via Avantgarde Music.

Botanist : Facebook

Avantgarde Music: Facebook / Bandcamp / Site


[Chrönique] EMERGE – narcoses – Album – 2017

Attenuation Circuit
Experimental/noise/musique concrète

Attenuation circuit est un label discret, mais prolifique en provenance d’Allemagne. L’ensemble des productions proposées se situe au confluent de la musique électroacoustique, concrète et de l’industriel bruitiste. Avec ce très pointilliste narcoses du projet EMERGE nous nous retrouvons plutôt en territoire acousmatique, un territoire jouant sur le miroitement de micro-sonorités, les métamorphoses, les craquements, les accidents et autres vibrations sensorielles. EMERGE est le projet de l’artiste Sascha Stadlmeier, également connu sous le pseudonyme de Dependenz. Cet album entend marqué un tournant vers une musique plus abstraite et conceptuelle que les productions antérieures qui elle se tournaient plus explicitement vers des textures ambiantes isolationnistes. Cet album est hermétiquement clos sur lui-même, véritable projection neuro-sensorielle au coeur d’un silence béat entrecoupé et perforé par des couleurs, vitesses, éclats et déplacements de sons parfois imperceptibles ou du moins fragiles. On est plongé dans une profonde apnée au coeur d’un paysage électroacoustique où les manipulations finissent par créer des effets imprévisibles, entre rupture, hasard et accident. L’auditeur sera attiré par des ambiances fractales, décentrées, rampantes et désincarnées. Le tout est très minimaliste, jouant sur la dynamique, la conjugaison des timbres, appelant à une écoute intuitive. Cette longue pièce est très difficile d’accès, pivotant autour d’un art sonore très abstrait dont la technique, le processus et le résultat n’est pas sans rappeler les sifflements ambiants microsoniques, quasi silencieux d’un Bernard Günter ou bien le radicalisme acousmatique de certains avant-gardes français tels que François Bayle, Michel Chion ou encore Francis Dhomont. Un voyage et une exploration cérébrale dans la matière sonore, sous la forme d’une décomposition en complexe multicellulaire, voilà comment l’on pourrait éventuelllement saisir par les mots cet album. Une oeuvre à conseiller  uniquement aux amateurs de musiques électroacoustiques dans ce qu’elles peuvent présenter de plus aride, exigeant et d’hermétique à l’écoute.

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[Chrönique] Various Artists – Labyrinth – Compilation – 2017

Eighth Tower Records (a sub label of Unexplained Sounds Group)

Dark ambient/drone/dark ambient/noise/experimental

Double CD

“Before unearthing this letter, I had questioned myself about the ways in which a book can be infinite. I could think of nothing other than a cyclic volume, a circular one. A book whose last page was identical with the first, a book which had the possibility of continuing indefinitely.”

Jorge Luis Borges, Labyrinths

The question of the infinite in regards to a poetic text – be it prose, paint or performed on an instrument – is unlikely to have been far from the mind of Raffaele Pezzella when curating this two hour plus compilation of twenty-two tracks from twenty-two separate projects. Something which can forever be returned to and which reveals an ever increasing scope must surely be considered fathomless. This is firmly rooted within the concept of the labyrinth. A musical path is laid out. Curated. It is a trail which requires your trust, your submission. To embark upon such a journey demands a receptive mind.

[Chrönique] Ben Frost – Threshold of Faith – EP – 2017

Mute Records




Compositeur et ingénieur du son d’origine australienne, Ben Frost réalisa son premier album à 21 ans, en 2001. Cet album, Music for Sad Children, déroutant par le contraste qu’il développe au fil de ses morceaux entre ses boucles de piano, mélancoliques et douces, et les éléments électroniques incisifs qui se greffent dessus, présentait déjà la volonté et les potentialités multiples d’un artiste naissant. Il s’exile en 2005 en Islande, passant d’un hémisphère à l’autre, d’un monde sauvage à un autre, et de la chaleur au froid. D’album en album, sa musique s’alourdit, sa maîtrise des synthétiseurs s’affine et les plaintes de ses débuts font place à une violence unique, à la fois contenue et déchaînée, qui trouve son expression la plus brute dans By the Throat, œuvre vertigineuse dans laquelle l’auditeur est exposé à un danger dont il ignore les causes et les formes. Mélangeant des éléments organiques à des sons répétitifs et mécaniques, Ben Frost livre tour à tour une analyse des machines, une vision renversée du monde et le témoignage d’une souffrance bien humaine (glissant ici et là des hommages à Michael Gira). De la même façon, ses œuvres ne sont jamais que sombres ou mélancoliques, uniquement violentes et imprévisibles. Si elles sont parfois douloureuses, elles sont nécessairement salvatrices.

[News] Un EP pour Oil Thief (ambient/industrial/experimental – États-Unis).

Intitulé Stratagem il est disponible en cassette depuis la fin août via Chondritic Sound.


[Chrönique] Toby Driver – Madonnawhore – Album – 2017

The Flenser

Ambient/post rock/experimental



Principalement connu pour les nombreux groupes dont il a fait partie, Toby Driver est un artiste qui joue autant d’instruments que de registres différents. Composant la quasi-totalité de la musique du groupe maudlin of the Well et de son successeur Kayo Dot, clarinettiste avec le groupe de post-rock Gregor Samsa, présent sur deux albums de Vaura, sur une dizaine d’albums de Spoonion 1 et Spoonion 2, sa discographie est à première vue assez déroutante. Ayant visiblement autant appris en groupe que tout seul, c’est en solo qu’il a sorti Madonnawhore en avril 2017.

Rompant avec la densité sonore de Kayo Dot, Madonnawhore commence sobrement, lentement. En apparence très dépouillé, le premier morceau présente différentes couches de son. Des nappes qui, bien que sous-mixées, donnent à l’ensemble des formes, un volume, des dimensions vastes qui laissent l’auditeur songeur. La voix, à la fois claire et noyée sous les effets, prononce des mots difficilement compréhensibles dont s’extraie pourtant une grande mélancolie. Le morceau suivant, Avignon, poursuit l’ambiance impulsée par son prédécesseur. Construit sur un schéma un peu plus visible, Toby Driver décrit à nouveau des visions et des sentiments très abstraits dans un contexte géographique qui parlera à certains de ses auditeurs français :

« Waiting for the hour to hold me

I lost sight of the wind

The city walls that tower above

That smiled upon me

[…] My love is a sigh laughing

As we stroll through holy Avignon »