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[Chrönique] Exit In Grey – One Lumen In The Past – album – 2016

Frozen Light

Drone/Dark ambient

Russie

CD

Le passé telle une ombre semble toujours nous accompagner, il semble toujours être à nos côtés que l’on s’en revendique, ou que l’on souhaite s’en détacher, qu’il soit fantasmé, déformé, réécrit jusqu’à lui infliger une violente torsion, ou bien qu’il soit une quête de sens ou de vérité, il s’impose comme un point de référence, comme une source fondatrice et régénératrice ou comme un repoussoir…Cette nouvelle production du prolifique Exit In Grey, qui fut un duo, est désormais dans les main d’un seul homme – Sergey Suhovik –  nous propose d’explorer par les sens cette source de tiraillement pour les esprits nostalgiques. Exit In Grey utilise principalement des lignes de guitares la plupart du temps méconnaissables, des sources sonores diverses (radio, cloches, voix, etc). pour agencer ses compositions, mais aussi un mini piano, du violon, de la flûte ou de l’harmonica. Ainsi, les drones mélancoliques et angoisseux d’Exit In Grey, rendent compte de la complexité de notre relation au passé. Les trois pistes qui constituent l’album sont longues et le font culminer à environ 40 minutes (les habitués du genre ne seront pas désarçonnés). Elles sont structurées d’une telle façon qu’elles nous apparaissent légèrement labyrinthiques, mais leur principal ressort est surtout de s’apparenter à une expérience sensorielle et psychologique ; l’ambient d’Exit In Grey est parfois très sombre et semble nous condamner à la confusion tandis qu’à d’autres moments il nous laisse respirer grâce à l’apport de touches diaphanes comme si l’exploration de la matière des anciens temps faisait sens et résonnait en nous… Plutôt bien exécuté, austère et énigmatique A Lumen in The Past est un disque intéressant, mais comme de nombreux albums explorant cette veine sonore il demande une certaine disposition d’esprit afin de l’apprécier à sa juste valeur.

Exit In Grey : site

Frozen Light : site

L.G.

[Clip] Zoloft Evra – Murder Chamber.

La vidéo a été réalisée par Cory Rowell / Black Vespers.

Ce titre est présent sur l’album Murder Chamber que nous avons chroniqué en décembre 2016.

L’album en question est disponible depuis le mois de novembre 2016 via Frozen Light.

Zoloft Evra : Facebook

Frozen Light : site

L.G.

[News] Une nouvelle production pour Winterblood (dark ambient – Italie).

Intitulée Passaggio soprannaturale elle est disponible en CDr sur Frozen Light.

Winterblood : Facebook

Frozen Light  : site, Bandcamp

Lawofsun.

[Chrönique] Zoloft Evra – Murder Chamber – album – 2016

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Frozen Light

Perverse suicidal drone ambient

Italie

CD

Paraphilie, addiction, dépression, suicide, géhenne, automutilation, trouble psychique, torture, meurtre… Zoloft Evra est un trio dont les membres sont originaires de formations telles que ApolokiaNordavind, Nostalgya, Macelleria di Mezzanotte, Cronaca NeraDer Noir, Nocturnal Degrade, etc. et qui, comme vous l’avez compris, explore des contrées inhospitalières et morbides, avec un savoir-faire hors pair.  Et, sur ce point ce deuxième album ne déroge pas à la règle établie sur le premier !

[Chrönique] Winterblood – La Via Di Neve – album – 2016

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Frozen Light

Dark ambient

Italie

CD

Sous cette énigmatique illustration de Sperber Illustrationen se cache la nouvelle offrande, sortie au début de cette en année, en janvier plus précisément, de Winterblood projet dark ambient/drone localisé en Italie .

En 5 pistes – chacune correspond dans le livret à un poème en italien – pour un peu plus de 40 minutes de périple, La Via di Neve installe assez rapidement, voire dès l’ouverture de l’album une atmosphère glaciale empreinte de mystère. La première piste de plus de 15 minutes est la plus longue. Elle suit un long développement entre drone et dungeon synth – influence que l’on retrouve sur l’ensemble de La Via di Neve –, et fait se confronter des sonorités cristallines et le souffle d’un vent glacial, qui est peut-être le fruit d’une prise de son in situ. Dans tous les cas le résultat est une coloration field recording qui plante le décor, si bien qu’il ne sera pas nécessaire par la suite de réutiliser ce procédé pour évoquer ce milieu naturel, qui  va prendre dans ce disque un visage inconnu comme si Winterblood cherchait à en faire apparaître l’essence cachée…