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[Chrönique] Walk Back Pilgrim – Erra – 2016

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Bestiarie

 Espagne

Industrial metal

Vinyle 


Rendre hommage aux fleurons du metal industriel que sont des groupes comme GodfleshHead of David quant à lui plus rock que metal, ou Scorn, tout en débroussaillant son propre chemin, tout en faisant éclore sa propre personnalité, semble être l’objectif fixé par ce jeune groupe espagnol sur ce premier album, disponible en vinyle dans une élégante édition grâce au label Bestiarie.

S’inscrire dans le sillage, et en résonance de ces artistes, n’est pas une tâche aisée, et les conséquences de l’inévitable comparaison auraient pu être destructrices. Mais, force est d’admettre que Walk Back Pilgrim s’en sort plutôt bien sur Erra. Album où le groupe puise en partie son inspiration dans l’oeuvre du poète gallois Dylan Thomas…

Les compositions sont soignées, équilibrées, et participent à la création d’une atmosphère – résultat d’une hybridation quasi parfaite entre l’organique et le synthétique – qui se déploie au fil de
l’écoute telle une procession où plane une inatteignable rédemption (Find Meat at Bones).

Elles prennent le parti de marteler un mid-tempo provenant d’une boîte à rythme. Tout en faisant preuve d’un goût pour l’expérimentation avec des claviers qui instiguent l’étrange tandis
que la voix monotone, froide, semble être en mutation permanente. On pourrait la rapprocher de ce que l’on peut entendre dans des groupes de batcave, les mots rampent et se tordent, sur de lourdes guitares, ces dernières peuvent être plus subtiles – presque cristallines – ou prendre la forme de lancinantes machineries (Neuromancer, et ailleurs).

Cet album relève en partie le défi posé en préambule, mais il est certain que ce projet gagnera à encore plus nettement se distinguer de ses influences, et à accentuer ce qui fait sa personnalité propre.

Walk Back Pilgrim : Facebook

Bestiarie : Facebook

Lawofsun. 

[Entretien] Shuar Lodge

Suite à la chronique, vous pouvez lire, ici, un entretien avec Pery (Satanismo Calibro 9,  Cognac & Quaalude,  Nerofosco, etc.). Une bonne opportunité pour en apprendre un peu plus sur le projet italien de noise rituelle Shuar Lodge.

Comme vous êtes un jeune projet, peux-tu nous présenter Shuar Lodge ? Qui en sont les membres? Pourquoi avez-vous choisi ce nom ? Comment travaillez vous ?

Dorian, le chanteur du groupe de doom chamanique Caronte, est aussi organisateur de concerts et son événement annuel est un festival appelé Navajo Calling Fest. Il se déroule habituellement à la fin août sur une montagne près de Parme. Il y a un ranch, un modeste et sombre lac, des arbres et deux scènes. Mon principal groupe est

Satanismo Calibro 9, et il m’a demandé de jouer pour l’édition de 2014. Non pas sur une scène conventionnelle, mais dans une petite clairière cernée par les arbres aux rives du lac. Tumulash (Fides Inversa et autres) a allumé un grand brasier derrière nous, et aussi beaucoup de torches entre nous et les gens. Ils étaient assis autour de nous dans l’obscurité avec des flammes pour seule lumière et la proximité d’une eau obscure. Nous avons joué plus d’une heure dans un atmosphère surnaturelle : un rituel typique de SC9. J’ai dessiné les sceaux exigés, puis je les ai brûlés dans le feu. Quand nous nous sommes arrêtés, nous nous sommes rendus compte que quelque chose s’était passée ; ce n’est pas évident d’immobiliser 200 individus en jouant un rituel, mais cela se produisit. Beaucoup d’entre eux ont rapporté des visions, des rêves lucides, des apparitions etc. J’ai reçu des messages plus de trois mois après au sujet du concert.

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(Crédit photographique : Shuar Lodge)

Lors d’un festival à la fin de juin 2015, Dorian m’a demandé de jouer une fois de plus, mais évidemment nous devions mettre en place quelque chose de différent. J’ai formellement regardé à ma gauche : Lorenzo Abattoir (Nascitari, Mare di Dirac et Satanismo Calibro 9) était là, et j’ai simplement dit « j’ai la bonne personne». ainsi, nous avons décidé : le prochain rituel devait être joué par moi, Dorian et Lorenzo.  Entre la fin juin et le dernier week-end d’août, j’ai créé une minimaliste et rugueuse structure ainsi qu’un rituel complet, ensuite nous nous sommes retrouvés sur cette montagne. La nuit de vendredi j’ai consommé chaque goutte d’alcool disponible au point de tomber dans un état d’esprit dévastateur, Dorian n’était guère mieux que moi. Lorenzo nous a rejoint samedi et quelques heures plus tard nous étions en place une fois de plus sur la “scène du lac“.  Nous n’avions jamais joué ensemble, donc nous avons juste entériné nos rôles : Dorian aux vocaux rituels, Lorenzo à la fois aux vocaux et aux bruits concrets, tandis que je contrôlais toutes les machines. Tumulash alluma une fois de plus un feu derrière nous, Tony, le guitariste de Caronte et Alex, un bon ami, allumèrent les torches et nous avons commencé… Nous avons enregistré ce spectacle sans aucune attente. On s’est juste dit «voyons voir». C’était quelque chose de différent, pas aussi structuré que SC9. Quelque chose comme un rituel chamanique de l’âge de pierre. En l’écoutant, nous avons réalisé qu’un nouveau projet était né. Nous avons décidé de l’appelé Shuar Lodge, en considération que le peuple Shuar est un symbole d’une authentique culture chamanique. D’un point de vue postmoderne nous avons adjoint le terme “lodge”, démontrant notre intérêt commun pour le chamanisme et les thématiques ésotériques. La cassette live était un point de départ, et elle est épuisée, donc je pense que nous marchons sur la bonne voie.  Quoi qu’il en soit, nous avons décidé de commencer à travailler sur un véritable album, je suppose que nous allons conserver les mêmes rôles, mais avec une approche différente.

Votre premier enregistrement est une cassette live, c’est assez atypique…Pourquoi avez-vous choisi de sortir une cassette live ? 

Je crois fortement que chacun de nos concerts doivent être uniques. Quand je joue avec SC9 je crée un rituel spécifique à chaque fois. Peu de concerts par an, mais quiconque peut s’en souvenir.  Shuar Lodge est né sous la forme d’un véridique rituel. Ainsi, c’était quelque chose de particulier. Nous avons capturé le moment précis où Shuar Lodge est né. Ne penses-tu pas que c’est quelque chose d’atypique et de louable pour un enregistrement?

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(Couverture de la cassette Uwishin Ritual – Live 2015 –  SoundScape713 – 2015)

Votre cassette révèle une sombre et nocive atmosphère, mais aussi une vibration mystique..Quel est votre principal objectif avec Shuar Lodge? Que voulez-vous exprimer ? 

Quelque chose en lien avec les états d’esprits altérés, les croyances ancestrales, quelque chose de tellurique et de fluide. Nous n’avons pas un objectif particulier. Cela porte plus sur des perceptions subtiles et des mécaniques rituelles.

Selon toi quelles sont les principales influences qui guident votre créativité? 

Nos propres courants intérieurs. 

Que prévois-tu pour Shuar Lodge ? Un nouvel enregistrement ? D’autres concerts ? 

Un nouvel enregistrement, certainement. En ce qui concerne les concerts, je ne peux dire ni oui, ni quand, mais nous voulons de nouveau nous produire sur scène.

Maintenant, tu peux ajouter ce que tu veux…

Merci pour le temps que tu nous as accordé, j’apprécieréellement . Revenir à nos racines primordiales est la seule façon de comprendre et de développer son “moi”.

Retrouvez Shuar Lodge et le label SoundScape713 sur la toile :

Shuar Lodge : Facebook, Bandcamp

SoundScape713 : Facebook, Bandcamp

Par LawOfSun. Entretien réalisé par échange de courriels entre janvier 2016 et février 2016.

 

[Interview] Shuar Lodge

After the review, here you can read an interview with Pery (Satanismo Calibro 9Cognac & QuaaludeNerofosco, etc.). A good opportunity to learn a little more about the italian ritual noise project Shuar Lodge.

L.O.S. : As you are a young project, can you introduce Shuar Lodge to us ? Who are the members? Why did you choose that name ? How do you work ?

Pery : Dorian, singer of the shamanic doom band Caronte, is also a live promoter and his annual happening is a festival called Navajo Calling Fest. It usually takes place at the end of august on a hill near Parma. There’s a ranch, a small dark lake, trees and two stages. My main band is Satanismo Calibro 9 and he asked me to play during the 2014 edition. Not on a conventional stage, but on a small clearing between the trees on the lake shores. Tumulash (Fides Inversa and other bands) lit a big fire behind us, and also a lot of torches between us and the people. They were sitting around us in the dark, with flames as the only light and the dark water so close. We played for more than a hour in a supernatural atmosphere, a typical SC9 ritual. I drew the required seals and then burned them with our fires. When we stopped, we realized that something happened. It’s not simple to immobilize 200 standing individuals playing a ritual, but it happened. A lot of them reported about visions, lucid dreaming, apparitions and so on. I received messages for more than three months about that live show.

During a little festival at the end of June 2015, Dorian asked me to play again, but obviously we had to set up something different. I litterally looked on my left side: Lorenzo Abattoir (Nascitari, Mare di Dirac and Satanismo Calibro 9) was there and I just said “I have the right person”. So we decided: the closing ritual would have been played by me, Dorian and Lorenzo. Between the end of June and the last week of August I created a small and rough structure and a full ritual, then we met on that hill. On friday night I consumed every drop of alcohol available falling in a devastating state of mind, and Dorian wasn’t so much better than me. Lorenzo reached us on saturday and few hours later we were setting up once more the lake stage. We never played together, so we just confirmed our roles: Dorian on ritual vocals, Lorenzo on both vocals and concrete noises, while I controlled all the machines. Tumulash lit the fire once more behind us, Tony (guitar player, Caronte) and Alex (a good friend) lit the torches and we just started.

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(© Shuar Lodge)

We recorded that show without any expectation. We just said “Let’s see”. And it was good. It was something different, not so structured like SC9. Something like a shamanic stone age ritual. Listening to it, we realized that a new project was born. We decided to call it Shuar Lodge considering shuar people as a symbol of true shamanic culture. In a postmodern point of view we added the word “lodge”, showing our common interests in shamanism and esoteric themes.

The live tape was a starting point and it’s sold out, so I think we are walking the right path. Anyway, we decided to start working on a real album, so I guess we’ll keep the same roles, but with a different approach.

Your first release is a live tape, it’s quite unusual…Why did you choose to bring a live tape out ?

I strongly believe that each live show must be unique. When I play on stage with SC9 I create a new specific ritual every time. Few shows in a year, but anyone can remember it. Shuar Lodge was born as a real live ritual, closing a festival. So it was something special. We captured the precise moment when Shuar Lodge was born. Don’t you think it’s something unusual and worthy of a recording?

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(cover of the tape Uwishin Ritual – Live 2015 – SoundScape713 – 2015)

Your tape reveals a dark and noxious atmosphere but also with a mystical vibe…What is your main goal whith Shuar lodge ? What do you want to express ?

It’s something dealing with altered states of mind, ancestral beliefs, something telluric and fluid. We do not have a specific goal. It’s more about subtle perceptions and ritual workings.

According to you what are the main influences that lead your creativity?

Our own inner tides.

What are you going to plan for Shuar Lodge ? A new recording ? Other gigs ?

A new recording, surely. About gigs, I can’t say if and when, but we want to play again live.

Now, you can add what you want…

Thank you for your time, I really appreciated. Going back to our primordial roots is the only way to understand and expand your self.

Shuar Lodge  and the label SoundScape713 on the web :

Shuar Lodge : Facebook, Bandcamp

SoundScape713 : Facebook, Bandcamp

By LawOfSun. Interview realized by exchange of e-mails between january 2016 and february 2016.

[Entretien] Dysylumn

Composé de deux musiciens, Sébastien Besson et Camille Olivier Faure-Brac, Dysylumn est un jeune projet français qui a sorti un premier album autoproduit en 2015 dans lequel on peut y découvrir un death metal progressif teinté de black metal ! Suite à la chronique de cet album, on vous propose en complément un entretien afin de mieux appréhender ce premier album intitulé Conceptarium.

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Lawofsun : Comme ton projet est assez récent, voudrais-tu brièvement évoquer la genèse de ce projet ? Qui sont les membres officiels de Dysylumn et qui sont les différents intervenants, car il y a plusieurs collaborations sur Conceptarium ?

Sebastien : Salut à l’équipe de Mithra! Dysylumn est à l’origine d’une suite de compositions personnelles créée en 2010, dans le but de rendre hommage à un proche décédé. Au départ, il y avait un unique morceau d’une quinzaine de minutes, j’ai demandé de l’aide à Robin Lefaure (ex Antropofago) pour la composition de batterie. Fin 2010, je me suis imaginé créer un véritable projet à partir de ces bases, et je décide de proposer à Camille Olivier Faure-Brac de rejoindre le projet en tant que batteur mais également en tant que membre officiel. Depuis ce moment là,Dysylumn compte et ne comptera que 2 membres permanents. Entre fin 2010 et la sortie de l’EP en 2013, Dysylumn a évolué lentement, le temps de laisser les morceaux prendre de la maturité, d’apprivoiser pour ma part le terrain de l’home studio, mais également de trouver un nom au projet. Sur l’album Conceptarium, il y a effectivement différents intervenants, des amis à moi qui m’ont apporté leurs idées et leurs conseils tout au long de ces cinq dernières années et  j’avais le souhait qu’ils puissent y laisser leur empreinte. Il y a tout d’abord Moise Mestriaux qui s’occupe de la guitare acoustique sur la piste Voyage astral, Robin Lefaure qui a posé quelques voix sur le morceau Réveil, Saint Freness qui m’a été de bons conseils concernant les prises de voix, m’a accompagné sur Conceptarium pt. II, ainsi qu’ Alaric Deleris (bassiste d’Antropofago) a qui j’ai demandé de poser sa basse sur Réveil, le morceau le plus “technique”. La thématique de l’album quant à elle, aborde une sorte de voyage psychologique sur fond spatial.

L.O.S. : Ton premier EP éponyme avait reçu des critiques plutôt encourageantes …Comment avec le recul perçois-tu cette première réalisation ?

Sébastien : La sortie de cet EP était une manière de montrer la pointe de l’iceberg. On savait que l’album prendrait du temps, mais on voulait tout de même avoir une petite sortie pour faire découvrir le projet, avoir des retours sur ce qui allait, ce qui fallait arranger, etc. Effectivement, nous avons eu des critiques plutôt encourageantes, ce qui a permis de nous donner un coup de motivation pour la suite. Aujourd’hui, lorsque je réécoute l’EP je m’aperçois qu’en l’espace de 2 ans, nous avons beaucoup gagné en maturité, en particulier sur la production, les enregistrements, les prises de voix, le mix, etc., ça me rendrait presque nostalgique (rires). Dans tous les cas cette sortie a été nécessaire pour notre évolution.

Camille : Les conditions d’enregistrement de l’EP n’étaient pas idéales du tout, mais on voulait tout de même sortir quelque chose avant l’album, lancer le projet en gros.  Je suis bien sûr content de la réponse positive qu’a eu l’EP, mais pour moi ça reste une esquisse comparé à l’album, ça me rend un peu nostalgique aussi (rires).  Depuis ce temps il s’en est passé des choses et Dysylumn a beaucoup évolué, autant au niveau musical, qu’en terme de qualité de production, que dans son concept…arium (rires).

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(Crédit photographique : Lambrith)

L.O.S. :  La musique de Dysylumn est assez délicate à décrire car tu fais appel à plusieurs sous-genres du metal extrême, mais il me semble que tu parviennes malgré tout à proposer des compositions cohérentes…Où puises-tu tes influences et surtout comment fais-tu pour trouver l’agencement de tes compositions ?

Sébastien : C’est en effet délicat à décrire, lorsque j’ai commencé les premières compositions j’étais encore guitariste dans Antropofago – coucou Gordon –  évidemment j’étais orienté vers un registre death technique dans mon jeu, ce qui se ressent sur certains passages de l’album. Durant ces 5 années, mon approche musicale a évolué, les compositions ont donc été impactées, parfois certains riffs, parfois des morceaux complets.Camille a été d’une grande patience, à force de modifications sur mes parties de guitare sur la dernière année.Concernant mes influences, j’attache une très grande importance à la scène death occult : GraveMiasmaLvcyfireBolzerIrkallian Oracle, Hadit, … mais également aux scènes black occult : Blut aus Nord, Misþyrming, Mannveira, Serpents Lair, Ill Omen, …et USBM : Lluvia, Yellow Eyes, Rhinocervs, Tukaaria, Arizmenda, Kuxan Suum.On peut grossièrement dire que je tire mes influences de ces scènes, alliées à un passif death technique et une touche personnelle…Le reste vient tout seul, je ne cherche pas à reproduire tel groupe ou tel morceau lorsque je compose.

L.O.S. :  Comment s’est déroulé l’enregistrement de ton premier album, Conceptarium ? Combien de temps as-tu passé dessus ?

Camille : L’enregistrement de ce premier album à été un processus long et fastidieux ! Comme je vis en Allemagne et Sébastien en France on a dû se répartir les tâches : j’ai commencé par enregistrer toutes les parties de batterie dans ma salle de répétition à Munich, pendant l’été 2014. Pour cela Gernot Fritze m’a aidé à installer les micros et m’a prêté quelques pré-amplis, ensuite je me suis cloîtré dans ma salle de répétition et j’ai enregistré la totalité de la batterie en 4 jours.

J’ai tout fait tout seul à ce niveau, ce qui était assez pratique parce que je pouvais gérer mon temps comme je le voulais, enregistrer de nuit,… À partir de là j’ai commencé à mixer tranquillement la batterie dans mon studio personnel pendant que Sébastien a commencé à enregistrer ses prises de guitares chez lui. Nos vies personnelles ont été tumultueuses pendant cette année là, j’ai déménagé quelques fois entre temps. Sébastien aussi d’ailleurs, donc on a décidé de prendre notre temps et de bien faire les choses. Mais le projet avançait malgré tout, doucement mais sûrement. Sébastien m’envoyait ses prises de guitares, basse et chant et je les importait dans le projet pour les mixer. Vers le début de l’été 2015 on avait tout et j’ai pu commencer à mixer pour de bon. J’ai passé quelques semaines de l’été dans mon Studio à mixer l’album. Ensuite on a envoyé le mix à Vamacara pour le master.

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(Pochette de l’album Conceptarium –  autoproduction – 2015)

Sébastien : De mon coté, j’ai commencé les enregistrements des parties de guitare début 2014, Camille m’a envoyé ses parties de batterie à la fin de l’été 2014. Puis après avoir laissé “macérer” tout ça pendant quelques mois, je me suis pris de folie à vouloir réenregistrer certains morceaux, voir même à les recomposer entièrement à partir de la batterie existante. C’est le cas des morceaux Esclave Céleste, Agonie et Nébuleuse qui n’ont absolument rien à voir avec les versions d’origine. Cette “folie” a duré jusqu’en Mars 2015. Suite à cela je me suis occupé des prises de chant, le contexte était particulier, une connaissance a eu la gentillesse de me laisser l’accès à son sous-sol pendant 1 mois et demi :

micro suspendu, ordi, carte son, reverb’naturelle, 8/6 et quelques copains rats m’ont accompagné durant ces sessions…

L.O.S. :  Envisages-tu de te produire sur scène avec Dysylumn ?

Sébastien : Au départ, je souhaitais que Dysylumn reste un projet studio, mais depuis peu l’idée me trotte en tête…Dans tous les cas, pour l’instant je pense que ça va être difficile à mettre en place, Camille est en Allemagne et moi en France, il faudrait également recruter des musiciens de session.Mais on ne sait jamais de quoi la vie va être faite, je garde l’idée précieusement dans un coin pour l’instant.

Camille : Comme le dit Sébastien au départ l’optique du projet n’était que de produire l’album. À l’époque on avait pas d’autres perspectives que Conceptarium. Mais, maintenant avec la réception positive de l’album, et de futurs projets d’enregistrement, beaucoup de gens nous ont demandé si on allait faire des concerts un jour. Pour ma part j’en serais plus que ravi ! Après, d’un point de vue logistique et géographique, ce n’est pas très facile étant donné qu’on habite dans deux pays différents. Ensuite Sébastien à son boulot et moi j’étudie, donc ça sera dur de trouver le temps. Mais qui sait, ça serait cool de faire des concerts!

 L.O.S. :  Tes deux premières productions sont des autoproductions, pour la suite souhaites-tu rester dans ce cadre ou plutôt une signature sur un label serait-un objectif à atteindre pour Dysylumn, sachant que ton album bénéficie tout de même d’une édition cassette sur le jeune label Solar Asceticists
Productions ?

Sébastien : Je continuerai les sorties en autoproduction tant qu’un label intéressant ne nous fera pas signe. En attendant, j’aime beaucoup le coté gestion du projet (échanges avec le graphiste, l’imprimeur, gérer les envois, démarcher les webzines, etc…), mais si Dysylumn commence à prendre plus de notoriété effectivement je ne pourrais pas continuer à tout gérer dans mon coin.L’édition cassette chez Solar Asceticists Productions est une bonne chose, c’est un label passionné et ça se ressent, à l’avenir je compte rester chez eux pour les sorties cassette… s’ils nous acceptent toujours… (rires).

 

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(Version cassette de l’album Conceptarium – Solar Asceticists Productions –  2015 – Crédit photographique : Solar Asceticists Productions)

 L.O.S. : La version cassette de Conceptarium possède un habillage (pochette, présentation, etc.) diffèrent, comment et pourquoi avoir mis en place
cette présentation alternative ?

Sébastien : Au départ j’ai demandé au graphiste, Quentin Huot, s’il pouvait me faire un gabarit cassette avec les mêmes visuels que sur le CD, mais entre temps après divers échanges avec Carl de chez Solar, on s’est dit que ce n’était pas vraiment adapté au support. On s’est donc orienté vers quelque chose de plus minimaliste, c’est “M” qui s’est chargé de l’illustration de la pochette et Lambrith de l’illustration intérieure, de la photographie ainsi que de la mise en page.

 L.O.S. :  Il me semble que la version CD de l’album s’est plutôt bien vendue, envisages-tu une réédition ?

Sébastien : Pourquoi pas, mais ce ne sera pas géré en autoproduction cette fois-ci.

 

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(Crédit photographique : Lambrith)

 L.O.S. :  Quels sont tes projets pour Dysylumn à plus ou moins long terme ?

Sébastien : Nous travaillons actuellement sur un split, rien d’annoncé officiellement donc je ne dévoilerai pas le groupe qui sera présent avec nous. Pour la suite nous continuons à composer, l’idée serait de faire un ou deux EP avant de se lancer sur un nouvel album. Bref, de beaux projets à venir !

 L.O.S. :  Je te remercie pour cet entretien et je te laisse le mot de la fin…

Sébastien : Un grand merci à l’équipe de Mithra ainsi qu’aux différents acteurs qui nous ont permis d’avancer.

Camille : Merci à toi et à tous ceux qui nous ont aidés et soutenus !

 

Retrouvez Dysylumn et le label Solar Asceticists Productions sur la toile :

Dysylumn : Facebook

Solar Asceticists Productions : Facebook

Par LawOfSun. Entretien réalisé par échange de courriels entre décembre 2015 et janvier 2016.

Un peu de lecture : Compilation des interviews de 2015.

Barbarossa Umtrunk :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/132812985424/entretien-barbarossa-umtrunk

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PreEmptive Strike 1.0 :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/130486716874/entretien-preemptive-strike-10

English version :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/130486727184/interview-preemptive-strike-10

MelanoBoy :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/128251586509/entretien-melanoboy

Kentin Jivek :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/126260163744/entretien-kentin-jivek

 

2methyl :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/126093058849/entretien-2methyl

 

Cold Dark Matter Records :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/125159011249/entretien-cold-dark-matter-records

 

Le Cose Bianche (L.C.B.) :

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/124762344769/entretien-le-cose-bianche-lcb

English version

http://mithratemplezine.tumblr.com/post/124762316654/interview-le-cose-bianche-lcb

[News] Un nouvel album pour Sunn O))) (drone/doom metal – États-Unis).

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Il porte le titre de Kannon et il sera disponible dès le 4 décembre sur le label Southern Lord Recordings.

Sunn O))) : Facebook

Southern Lord Recordings : Facebook

LawOfSun. 

[News] Un album collaboratif entre The Body (doom metal/experimental – États-Unis) et Krieg (black metal – États-Unis)

Ces deux groupes se sont alliés pour un album éponyme qui sortira en novembre sur le label At A Loss Recordings.

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La liste des titres :
1. Bottom Of The Bottle, Bottom Of The River
2. Carved Out And Caved In
3. Fracture
4. Celebrate Your Shame
5. Never Worth Your Name
6. Gallows
7. A Failure Worth Killing Yourself
8. The Final Nail

The Body : Facebook

Krieg : Facebook 

At A Loss Recordings : Facebook 

LawOfSun. 

[News] Collaboration entre Architect (IDM/electronica – Allemagne) , Sonic Area ( electro-indus/experimental – France) et Hologram_ (electronica abstract industrial – France). 

 

We Are The Alchemists  est le titre de cet album qui est aussi le fruit de la coopération des labels Ant-Zen et Audiotrauma.

L’album est disponible depuis le 25 septembre.

La liste des titres :
01. steaming the lab
02. spark the coil
03. flying books in the desert
04. solaris splendor
05. primordial soup
06. opening the matter
07. find the light
08. talking with birds
09. a small glimpse into eternity
10. the black stone
11. solve et coagula
12. the great voyager

Ant-Zen : Facebook

Audiotrauma : Site

Architect : Facebook

Sonic Area : Facebook

Hologram_  : Facebook

LawOfSun. 

[News] Du nouveau pour Failure Ritual (atmospheric black metal – États-Unis). 

 

Trois productions, Total Weakness,  Secret Hoard et Ineptitude, sont disponible en version numérique sur le Bandcamp de ce projet depuis aujourd’hui.

 

 

 

 

Pour rappel le premier album éponyme avait été édité en CDR par le label Le Crépuscule du Soir Productions en 2012.

LawOfSun.

[News] Premier album pour Ergotism (black metal – France)  !


Notre terre, nos aïeux, notre fils et nos morts…est le titre de cet album disponible sur le label Pesttanz Klangschmiede et distribué par  Vegvisir Distribution.

La liste des titres :
1. Fortis pugna
2. Mane humilis
3. Vinctus de Morte
4. Lux Davina
5. Victoria & Honorem
6. La Danse des Morts
7. Leberare agros nostros
8. Ultionem a Populo

 

Ergotism : Facebook

Pesttanz Klangschmiede : Facebook 

Vegvisir Distribution : Facebook

LawOfSun.