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[News] Adherent (black metal – États-Unis ) : première démo.

Elle sera disponible dans  les prochaines semaines en cassette via Solar Asceticists Productions.

Les précommandes sont ouvertes.

L.G.

[Chrönique] Armorer – Cerulean – EP – 2017.

Solar Asceticists Productions

Atmospheric/depressive black metal

États-Unis

Cassette

Comme une énorme marée qui déferle, inéluctable, et hypnotique à souhait, Cerulean engloutit tout sur son passage, semant un sentiment de désespoir, car un certain danger semble irriguer les titres de cet EP qui nous ouvre les portes d’un forêt à la fois refuge spirituel et lieu d’une possible perdition. Lancé en 2016 dans la solitude des champs de cotons de Caroline du Nord, Armorer (le projet) monte lentement en puissance. En un an d’activité Armorer (le bonhomme derrière le projet) a déjà signé deux EP. Cette nouvelle réalisation est la première à bénéficier d’une sortie physique et augure du meilleur pour la  suite. Les premiers instants d’Ashlands, taillés à grands coups de blast beats, laissent apparaitre un combo black assez classique, mais l’atmosphère vire rapidement à la lourdeur la plus étouffante. Parties lentes et véloces s’alternent, toujours gouvernées par des nappes de guitares mélodiques et désespérées. Le morceau-titre dérive vers un black / doom à se « taillader les veines », dans l’esprit de Nortt ou Leviathan, mais aussi avec une pointe d’Agalloch. Peu des variations ici, mais une ambiance glaciale qui  se sculpte elle-même au gré de ce voyage funèbre. Avec son riff old-school et ses blasts, Chambers Beneath The Veil of Hope renoue avec cette alternance de plages véloces et pesantes. L’apparition d’un synthé spectral vient plomber un peu plus l’ambiance, pour le plus grand « bonheur » des fans de Xasthur. Armorer en puissant, d’une part, dans le black dépressif son enveloppe sonore, son aura, et, d’autre part, en irriguant sur bien des aspects ses compositions d’une dimension pagan  livre ici un mini de haute volée, quand bien même il devra encore gagner en assurance et proposer des compos plus ambitieuses et longues, pour permettre à la noirceur de son metal de s’exprimer pleinement.

Solar Asceticists Productions : Bandcamp

Armorer : Bandcamp

AsCl3.

[Chrönique] Agonie – Culte Funèbre – Album – 2017

Solar Asceticists Productions

Black metal

Canada

Cassette

Après une première démo, Délivrance, sortie sur Bandcamp l’an dernier, les québécois d’Agonie ont sorti en janvier dernier un premier album intitulé Culte Funèbre dans un premier temps une fois encore en numérique, mais il a aussi été publié en mai sur le label Solar Asceticists Productions (KLLK, Constantinople, Markab Project). Label qui pour le moment ne produit que des cassettes. Avec Culte Funèbre, les membres d’Agonie délivrent un black metal froid et puissant, soutenu par une batterie au son presque mécanique, dans la droite ligne de Délivrance. Cette dimension froide n’exclut pas certains passages mélodiques travaillés ; néanmoins le groupe fait dans cet album moins de concessions que dans la démo précédente : les passages plus calmes restent toujours dans une veine aussi sombre et maintiennent l’ambiance générale, un morceau comme Ivresse Mortuaire par exemple participe pleinement à produire cette impression. Les membres du groupe étant tous les deux au chant, il y a un parfait équilibre sur le plan vocal entre un voix déchirée et une voix plus grave, qui se complètent et apportent chacune des inclinaisons différentes dans la musique du groupe.

Les paroles confirment l’impression qui se dégage de l’écoute : Agonie nous peint ici un univers désolé, glacial et dévasté où « la noirceur a triomphé » ; sur un plan purement stylistique les textes ne sont pas toujours très recherchés mais c’est probablement voulu puisque c’est la noirceur du propos qui importe avant tout, et une relative imperfection des paroles, une certaine lourdeur dans l’emploi des adjectifs (« d’innombrables ombres frêles », « un ciel si obscurci et malveillant ») contribue aussi grandement à ce sentiment écrasant que nous apporte la musique, et enfin il serait ingrat de nier la beauté de certains vers (« de leur sang tu feras couler des rivières / de leurs cendres tu étoufferas / les dernières lumières »). Alors que l’album commence de manière directe avec des riffs expressifs et un blast beat brutal, une piste plus calme et ambiante lui sert de conclusion avec un lent morceau d’orgue secondé de samples multiples (pluie, vagissements étranges) et une voix caverneuse. Culte Funèbre est donc un premier album réussi, à la hauteur de ce qu’annonçait déjà la première démo du groupe. Par cet album équilibré qui sait porter à l’auditeur une ambiance travaillée, Agonie a fait ses preuves et est désormais un nom à retenir parmi la florissante scène du métal noir de Nouvelle-France.

Agonie : Facebook

Solar Asceticists Productions : Facebook

I.d.P

[News] Un EP pour Armorer (atmospheric Black Metal – États-Unis).

Intitulé Cerulean il sera disponible prochainement via Solar Asceticists Productions en cassette.

L’artwork est signé Astralotype Art – Carl Neomalthusian.

Armorer : Facebook

L.G.

 

[News] Première album pour Agonie (black metal – Canada).

Il sera disponible en cassette via  Solar Asceticists Productions courant mai 2017 sous le titre de Culte Funèbre.

 

Agonie : Facebook

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L.G.

[Chrönique] Markab Project/ Akshoogk’h/Apotheosis

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– split Markab Project /Akshoogk’h – Danse pour Elle ‎- Les éditions du reflet de Scylla – CDr – 2015

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– Markab Project – 21 – Solar Asceticists Productions –  cassette – 2016

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– split Apotheosis /Akshoogk’h – The Obsidian Voice -Solar Asceticists Productions – cassette – 2016

Une fois n’est pas coutume, on vous propose de vous présenter plusieurs projets et plusieurs productions en même temps…Ce qui s’explique, d’une part, par le fait que les deux labels français Les éditions du reflet de Scylla et Solar Asceticists Productions ont tous les deux une approche “artisanale” (packaging fait à la main, tirage limité, etc.), et d’autre part, qu’en plus de retrouver Akshoogk’h au côté de Markab Project, sur le CDr, et d’Apotheosis, sur une des deux cassettes, les groupes évoqués ici ont des personnalités “iconoclastes” et minimalistes. 

[Entretien] Dysylumn

Composé de deux musiciens, Sébastien Besson et Camille Olivier Faure-Brac, Dysylumn est un jeune projet français qui a sorti un premier album autoproduit en 2015 dans lequel on peut y découvrir un death metal progressif teinté de black metal ! Suite à la chronique de cet album, on vous propose en complément un entretien afin de mieux appréhender ce premier album intitulé Conceptarium.

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Lawofsun : Comme ton projet est assez récent, voudrais-tu brièvement évoquer la genèse de ce projet ? Qui sont les membres officiels de Dysylumn et qui sont les différents intervenants, car il y a plusieurs collaborations sur Conceptarium ?

Sebastien : Salut à l’équipe de Mithra! Dysylumn est à l’origine d’une suite de compositions personnelles créée en 2010, dans le but de rendre hommage à un proche décédé. Au départ, il y avait un unique morceau d’une quinzaine de minutes, j’ai demandé de l’aide à Robin Lefaure (ex Antropofago) pour la composition de batterie. Fin 2010, je me suis imaginé créer un véritable projet à partir de ces bases, et je décide de proposer à Camille Olivier Faure-Brac de rejoindre le projet en tant que batteur mais également en tant que membre officiel. Depuis ce moment là,Dysylumn compte et ne comptera que 2 membres permanents. Entre fin 2010 et la sortie de l’EP en 2013, Dysylumn a évolué lentement, le temps de laisser les morceaux prendre de la maturité, d’apprivoiser pour ma part le terrain de l’home studio, mais également de trouver un nom au projet. Sur l’album Conceptarium, il y a effectivement différents intervenants, des amis à moi qui m’ont apporté leurs idées et leurs conseils tout au long de ces cinq dernières années et  j’avais le souhait qu’ils puissent y laisser leur empreinte. Il y a tout d’abord Moise Mestriaux qui s’occupe de la guitare acoustique sur la piste Voyage astral, Robin Lefaure qui a posé quelques voix sur le morceau Réveil, Saint Freness qui m’a été de bons conseils concernant les prises de voix, m’a accompagné sur Conceptarium pt. II, ainsi qu’ Alaric Deleris (bassiste d’Antropofago) a qui j’ai demandé de poser sa basse sur Réveil, le morceau le plus “technique”. La thématique de l’album quant à elle, aborde une sorte de voyage psychologique sur fond spatial.

L.O.S. : Ton premier EP éponyme avait reçu des critiques plutôt encourageantes …Comment avec le recul perçois-tu cette première réalisation ?

Sébastien : La sortie de cet EP était une manière de montrer la pointe de l’iceberg. On savait que l’album prendrait du temps, mais on voulait tout de même avoir une petite sortie pour faire découvrir le projet, avoir des retours sur ce qui allait, ce qui fallait arranger, etc. Effectivement, nous avons eu des critiques plutôt encourageantes, ce qui a permis de nous donner un coup de motivation pour la suite. Aujourd’hui, lorsque je réécoute l’EP je m’aperçois qu’en l’espace de 2 ans, nous avons beaucoup gagné en maturité, en particulier sur la production, les enregistrements, les prises de voix, le mix, etc., ça me rendrait presque nostalgique (rires). Dans tous les cas cette sortie a été nécessaire pour notre évolution.

Camille : Les conditions d’enregistrement de l’EP n’étaient pas idéales du tout, mais on voulait tout de même sortir quelque chose avant l’album, lancer le projet en gros.  Je suis bien sûr content de la réponse positive qu’a eu l’EP, mais pour moi ça reste une esquisse comparé à l’album, ça me rend un peu nostalgique aussi (rires).  Depuis ce temps il s’en est passé des choses et Dysylumn a beaucoup évolué, autant au niveau musical, qu’en terme de qualité de production, que dans son concept…arium (rires).

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(Crédit photographique : Lambrith)

L.O.S. :  La musique de Dysylumn est assez délicate à décrire car tu fais appel à plusieurs sous-genres du metal extrême, mais il me semble que tu parviennes malgré tout à proposer des compositions cohérentes…Où puises-tu tes influences et surtout comment fais-tu pour trouver l’agencement de tes compositions ?

Sébastien : C’est en effet délicat à décrire, lorsque j’ai commencé les premières compositions j’étais encore guitariste dans Antropofago – coucou Gordon –  évidemment j’étais orienté vers un registre death technique dans mon jeu, ce qui se ressent sur certains passages de l’album. Durant ces 5 années, mon approche musicale a évolué, les compositions ont donc été impactées, parfois certains riffs, parfois des morceaux complets.Camille a été d’une grande patience, à force de modifications sur mes parties de guitare sur la dernière année.Concernant mes influences, j’attache une très grande importance à la scène death occult : GraveMiasmaLvcyfireBolzerIrkallian Oracle, Hadit, … mais également aux scènes black occult : Blut aus Nord, Misþyrming, Mannveira, Serpents Lair, Ill Omen, …et USBM : Lluvia, Yellow Eyes, Rhinocervs, Tukaaria, Arizmenda, Kuxan Suum.On peut grossièrement dire que je tire mes influences de ces scènes, alliées à un passif death technique et une touche personnelle…Le reste vient tout seul, je ne cherche pas à reproduire tel groupe ou tel morceau lorsque je compose.

L.O.S. :  Comment s’est déroulé l’enregistrement de ton premier album, Conceptarium ? Combien de temps as-tu passé dessus ?

Camille : L’enregistrement de ce premier album à été un processus long et fastidieux ! Comme je vis en Allemagne et Sébastien en France on a dû se répartir les tâches : j’ai commencé par enregistrer toutes les parties de batterie dans ma salle de répétition à Munich, pendant l’été 2014. Pour cela Gernot Fritze m’a aidé à installer les micros et m’a prêté quelques pré-amplis, ensuite je me suis cloîtré dans ma salle de répétition et j’ai enregistré la totalité de la batterie en 4 jours.

J’ai tout fait tout seul à ce niveau, ce qui était assez pratique parce que je pouvais gérer mon temps comme je le voulais, enregistrer de nuit,… À partir de là j’ai commencé à mixer tranquillement la batterie dans mon studio personnel pendant que Sébastien a commencé à enregistrer ses prises de guitares chez lui. Nos vies personnelles ont été tumultueuses pendant cette année là, j’ai déménagé quelques fois entre temps. Sébastien aussi d’ailleurs, donc on a décidé de prendre notre temps et de bien faire les choses. Mais le projet avançait malgré tout, doucement mais sûrement. Sébastien m’envoyait ses prises de guitares, basse et chant et je les importait dans le projet pour les mixer. Vers le début de l’été 2015 on avait tout et j’ai pu commencer à mixer pour de bon. J’ai passé quelques semaines de l’été dans mon Studio à mixer l’album. Ensuite on a envoyé le mix à Vamacara pour le master.

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(Pochette de l’album Conceptarium –  autoproduction – 2015)

Sébastien : De mon coté, j’ai commencé les enregistrements des parties de guitare début 2014, Camille m’a envoyé ses parties de batterie à la fin de l’été 2014. Puis après avoir laissé “macérer” tout ça pendant quelques mois, je me suis pris de folie à vouloir réenregistrer certains morceaux, voir même à les recomposer entièrement à partir de la batterie existante. C’est le cas des morceaux Esclave Céleste, Agonie et Nébuleuse qui n’ont absolument rien à voir avec les versions d’origine. Cette “folie” a duré jusqu’en Mars 2015. Suite à cela je me suis occupé des prises de chant, le contexte était particulier, une connaissance a eu la gentillesse de me laisser l’accès à son sous-sol pendant 1 mois et demi :

micro suspendu, ordi, carte son, reverb’naturelle, 8/6 et quelques copains rats m’ont accompagné durant ces sessions…

L.O.S. :  Envisages-tu de te produire sur scène avec Dysylumn ?

Sébastien : Au départ, je souhaitais que Dysylumn reste un projet studio, mais depuis peu l’idée me trotte en tête…Dans tous les cas, pour l’instant je pense que ça va être difficile à mettre en place, Camille est en Allemagne et moi en France, il faudrait également recruter des musiciens de session.Mais on ne sait jamais de quoi la vie va être faite, je garde l’idée précieusement dans un coin pour l’instant.

Camille : Comme le dit Sébastien au départ l’optique du projet n’était que de produire l’album. À l’époque on avait pas d’autres perspectives que Conceptarium. Mais, maintenant avec la réception positive de l’album, et de futurs projets d’enregistrement, beaucoup de gens nous ont demandé si on allait faire des concerts un jour. Pour ma part j’en serais plus que ravi ! Après, d’un point de vue logistique et géographique, ce n’est pas très facile étant donné qu’on habite dans deux pays différents. Ensuite Sébastien à son boulot et moi j’étudie, donc ça sera dur de trouver le temps. Mais qui sait, ça serait cool de faire des concerts!

 L.O.S. :  Tes deux premières productions sont des autoproductions, pour la suite souhaites-tu rester dans ce cadre ou plutôt une signature sur un label serait-un objectif à atteindre pour Dysylumn, sachant que ton album bénéficie tout de même d’une édition cassette sur le jeune label Solar Asceticists
Productions ?

Sébastien : Je continuerai les sorties en autoproduction tant qu’un label intéressant ne nous fera pas signe. En attendant, j’aime beaucoup le coté gestion du projet (échanges avec le graphiste, l’imprimeur, gérer les envois, démarcher les webzines, etc…), mais si Dysylumn commence à prendre plus de notoriété effectivement je ne pourrais pas continuer à tout gérer dans mon coin.L’édition cassette chez Solar Asceticists Productions est une bonne chose, c’est un label passionné et ça se ressent, à l’avenir je compte rester chez eux pour les sorties cassette… s’ils nous acceptent toujours… (rires).

 

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(Version cassette de l’album Conceptarium – Solar Asceticists Productions –  2015 – Crédit photographique : Solar Asceticists Productions)

 L.O.S. : La version cassette de Conceptarium possède un habillage (pochette, présentation, etc.) diffèrent, comment et pourquoi avoir mis en place
cette présentation alternative ?

Sébastien : Au départ j’ai demandé au graphiste, Quentin Huot, s’il pouvait me faire un gabarit cassette avec les mêmes visuels que sur le CD, mais entre temps après divers échanges avec Carl de chez Solar, on s’est dit que ce n’était pas vraiment adapté au support. On s’est donc orienté vers quelque chose de plus minimaliste, c’est “M” qui s’est chargé de l’illustration de la pochette et Lambrith de l’illustration intérieure, de la photographie ainsi que de la mise en page.

 L.O.S. :  Il me semble que la version CD de l’album s’est plutôt bien vendue, envisages-tu une réédition ?

Sébastien : Pourquoi pas, mais ce ne sera pas géré en autoproduction cette fois-ci.

 

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(Crédit photographique : Lambrith)

 L.O.S. :  Quels sont tes projets pour Dysylumn à plus ou moins long terme ?

Sébastien : Nous travaillons actuellement sur un split, rien d’annoncé officiellement donc je ne dévoilerai pas le groupe qui sera présent avec nous. Pour la suite nous continuons à composer, l’idée serait de faire un ou deux EP avant de se lancer sur un nouvel album. Bref, de beaux projets à venir !

 L.O.S. :  Je te remercie pour cet entretien et je te laisse le mot de la fin…

Sébastien : Un grand merci à l’équipe de Mithra ainsi qu’aux différents acteurs qui nous ont permis d’avancer.

Camille : Merci à toi et à tous ceux qui nous ont aidés et soutenus !

 

Retrouvez Dysylumn et le label Solar Asceticists Productions sur la toile :

Dysylumn : Facebook

Solar Asceticists Productions : Facebook

Par LawOfSun. Entretien réalisé par échange de courriels entre décembre 2015 et janvier 2016.